vendredi, janvier 14, 2011

Stage Miami, let's get it started

C’est mon cinquième voyage chez l’Oncle Sam 

Comment oublier les quatre autres et surtout le premier. J'avais 20 ans ; un billet aller retour New York à tarif étudiant m’avait permis, en guise de baptême de l’air, de passer sans transition de mon HLM familial aux enseignes lumineuses géantes de TIMES  SQUARE…. Un choc énorme pour un ado longovicien qui ne s’en est jamais vraiment  remis.
 
En poche j’avais une fortune de 90 dollars soit un demi smic 1970, gagné en 15 jours de job de vacances, qui devait financer mon hébergement, ma subsistance et surtout mon transport vers le paradis californien des sprinters champions olympiques aux JO de Mexico.
 
Cinq semaines  et  13 000 km d’auto stop plus tard, j’étais de retour à KENNEDY AIRPORT, sans avoir dépensé la totalité de mon faible pécule. Les bras chargés de cadeaux, la tête pleine de souvenirs d’un ride, coast to coast, inouï, et pour toujours les Américains dans mon cœur.
 
Pourtant j’ai été, pendant tout un mandat de conseiller municipal, associé à la majorité socialo communiste de LONGWY, puis pendant une période plus longue encore militant syndical et extrême gauche, j’ai voyagé  en Amérique du Sud et Centrale,  en Afrique et en Asie, donc j’ai entendu des sons de cloche  méprisants, haineux et souvent mérités sur l’impérialisme YANKEE…

Pourtant j’ai vu, entendu, lu, les crimes du KU KLUX KLAN, les méfaits des Américains  esclavagistes, ségrégationnistes, colonialistes, capitalistes plus ou moins sauvages… Je mesure la responsabilité de la puissance numéro un de la planète, (pour combien de temps avant la décadence et son remplacement par la CHINE ?) dans la soumission du monde  à un système politique qui   économiquement, financièrement, culturellement, paupérise, étrangle, les peuples de tous les pays à son profit,  pille et surconsomme  les ressources  naturelles d’une planète  au risque de l’asphyxier, véhicule une idéologie d’argent-roi qui rend les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux. Je sais ce dont  est capable un G W BUSH pour se faire élire et pour satisfaire ses travers.
 
Sur l’autre plateau de la balance il y a OBAMA et MARTIN LUTHER KING, LES WESTERN, Buffalo Bill  et Kit Carson  puis WOODY ALLEN, il y a   les fantasmes des teenagers des années 60 pour MARYLIN MONROE et  ceux des hommes de tous les âges pour SHARON STONE, LE GOSPEL-JAZZ -ROCK, il y a  la pastorale américaine  de Philippe Roth ou  l’exploit  « littéraire » de NELSON ALGREN qui a « conquis » SIMONE DE BEAUVOIR…
Il y a aussi des cimetières entiers de jeunes GI morts à Verdun ou sur les plages normandes. Tous n’avaient  pas violé de jeunes Françaises avant de partir à la boucherie…
 Il y a dans mon Panthéon, mais aussi dans celui du rugbyman HERERRO, du footballeur THURAM  et de tant d’autres sportifs toutes disciplines, toutes générations, TOMMIE SMITH et son silent gesture ganté, le héros de mes jeunes années.

Il y a  bud Winter, mon coach maître, son assistant  Ernie BULLARD, le plus proche de  mes amis  head ou assistant coaches, il y a Bruce Ogilvie et les psys du sport US qui m’ont reçu et formé, il y a tous ceux que je ne peux citer, célèbres ou inconnus, qui ont été si chaleureux et si généreux avec un jeune Français de 20 ans qui découvrait l’Amérique, un pays  qui aurait pu être… MA PATRIE. Deux jeunes  sœurs italiennes sont  EN EFFET un jour tombées amoureuses. La première a suivi son homme venu chercher du travail dans l’enfer sidérurgique lorrain, c’est ma grand-mère. Sa sœur a embarqué sur un transatlantique pour suivre un aventurier qui lui avait mis un petit BLASKO dans le ventre. Je me prénomme PATRICE ROLAND BLASKO.
 
Quand je suis rentré de ce premier voyage aux States, LE RÉPUBLICAIN LORRAIN m’a demandé de raconter. Cette fois, c’est avant de partir que AZ m’a sollicité pour informer ceux qui ne lisent pas mon blog ou le site du PEPS.

Je vais faire court pour mon second séjour  aux USA ; cinq semaines de voyage de noces…Un  RÊVE ÉVEILLÉ.

Troisième séjour : encore cinq semaines, du  matin au soir sur le stade  et au labo de psycho, pour le BEES 3 et le diplôme de l’insep ; de San Diego à San José en passant par USC et UCLA, pas un seul jour sans athlète, coach ou psy  de… champion olympique.
 
Le dernier séjour est le plus court et le plus récent, en famille sur la côte EST, mais cela fait plus de dix ans déjà.
 
Cette fois  je suis avec lmaad, mais il y a  aussi les médaillés internationaux Lemaitre et Doucouré, Murielle Hurtis et Darien ou Gomis, en tout une petite troupe d’une dizaine d’athlètes et trois coachs. Merci Renaud Longuèvre.
 
Hélène nous a emmenés à la gare TGV LORRAINE. 1h18 plus tard, nous sommes à L’aéroport CdG. 10h50 : take-off. En 1970 il n’y avait pas d’autoroute Longwy-Metz, pas de tgv, pas de Roissy CDG ; pour décoller de Paris à 10h50 il fallait partir la veille.

Arrivée prévue à Miami 14h35, direction Mutiny Hotel, je vous raconte la suite  DEMAIN quand nous serons installés, si le décalage horaire ne me brouille pas l’inspiration.

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