Le stade couvert est énorme, sur le mur extérieur la photo géante de King Carl Lewis et à l'intérieur son fantôme plane, la piste est encore imbibée de sa sueur lactique, le hall est immense, mais la piste n'est pas relevée dans les virages, c'est le seul impair...
Pour le reste je ne peux pas décrire ce que nous découvrons, car on croirait que j'exagère, que comme d'hab j'en rajoute, alors Renaud, Matthieu et Imaad prennent des photos de la salle de muscu gargantuesque avec 40, oui, quarante ateliers squats, alignés en deux rangées, qui n'occupent qu'une partie de l'immense espace rempli d'ateliers, deux fois celle de Miami, plus grande que mon souvenir des salles de muscu des deux prestigieuses universités UCLA/ USC à Los Angeles, une sono d'enfer, les panneaux lumineux, des inscriptions géantes avec les formules choc genre déjà citées à Hurricane pour motiver les troupes. Il y a encore sous le même toit des terrains de sport co et puis le nec plus ultra, les salles de soins avec physiothérapie et bacs à glace et jacuzzi eau froide et chaude pour la récup.
Pour le reste je ne peux pas décrire ce que nous découvrons, car on croirait que j'exagère, que comme d'hab j'en rajoute, alors Renaud, Matthieu et Imaad prennent des photos de la salle de muscu gargantuesque avec 40, oui, quarante ateliers squats, alignés en deux rangées, qui n'occupent qu'une partie de l'immense espace rempli d'ateliers, deux fois celle de Miami, plus grande que mon souvenir des salles de muscu des deux prestigieuses universités UCLA/ USC à Los Angeles, une sono d'enfer, les panneaux lumineux, des inscriptions géantes avec les formules choc genre déjà citées à Hurricane pour motiver les troupes. Il y a encore sous le même toit des terrains de sport co et puis le nec plus ultra, les salles de soins avec physiothérapie et bacs à glace et jacuzzi eau froide et chaude pour la récup.
Allez sur facebook pour vous faire une idée, j'arrête là car j'ai autre chose à vous dire, je ne peux même pas vous parler du match de tennis ballon que Kaf, le kiné et moi avons remporté contre Daniel, Reina et le phallus car le ciel va nous tomber sur la tête...
Manu Biron revient vers nous accompagné du Head Coach local.
Leroy Burell en personne... Un ange passe... C'est l'ex recordman du monde du 100/ 9.85, le partenaire du KING dans un 4X100 de légende que Marie-Rose et les Français avaient osé tutoyer.
Silence. Stupeur. C'est bien lui. Les appareils crépitent, chacun veut être sur la photo, Imaad fait pire, il vire tout le monde! Il attire Leroy par l'épaule et ils posent tous deux seuls, vision irréelle, les larmes me montent aux yeux, je plane. Des mains se posent sur mes épaules, ce sont celle de Murielle et Sandra qui me calent entre elles pour la photo collective.
L'assistant coach observe la scène, il est seul je vais le saluer. "Je suis Floyd Heard", me dit-il en français... un autre relayeur de légende.
Nous sommes tous autour de Leroy, nous le bombardons de questions, il n'élude aucune réponse. Renaud lui dit que je suis le coach qui a traversé les USA en stop pour aller rencontrer Bud Winter et Tommie Smith alors Leroy nous propose d'aller manger ensemble si nous avons des anecdotes aussi incroyables à raconter.
"- Combien de mois pour aller de New York à San Jose et revenir à New York en stop?
- Cinq semaines
- Pas possible
- Aujourd'hui non, je n'en serais plus capable, mais à 20 ans on est capable de tout."
Nous suivons Leroy qui nous emmène dans un restaurant universitaire bien plus accueillant et gastronomique que celui de Miami et Moins cher, moins de 8 dollars.
Avalanche de questions, sur lui hier avec le King et Coach Tellez ("il sera là demain pour la compet vous pourrez lui parler"), sur lui Head Coach aujourd'hui, sur le sprint, l'entraînement, les perfs de Bolt et consorts de la Jamaïque... Leroy répond sans se lasser, sa disponibilité est totale. Le repas se termine, les athlètes doivent rentrer avec le kiné mais nous les coachs ne voulons pas le quitter, nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain.
"- Pourquoi pas ce soir, je vous invite, allons boire un verre."
Incroyable, il a déjà prolongé de deux heures sa journée de travail pour nous qui n'étions pas prévus au programme et il propose de poursuivre.
"- Nous devons ramener les athlètes Leroy, dit Renaud.
- Qu'ils rentrent, vous pouvez rester, je vous ramènerai à l'hotel en voiture."
Nous ne lui faisons pas redire deux fois
Nous sommes avec lui, Daniel Darien, Renaud et moi, au bar de hôtel Hilton University, très classe, qui n'accorde plus le tarif 50 % dont j'avais bénéficié à Los Angeles en 1987 mais le head coach, après nous avoir présentés, nous offre sa tournée et nous détaille les tarifs de SON université pour un stage comme celui que nous effectuons à Miami. Il nous donne le niveau des perfs à atteindre pour ne pas payer les frais de l'inscription à l'année très élevés grâce à une scholarship, il demande combien nous avons payé à Miami, téléphone pour négocier un prix pour nous si nous venions à Houston. Business is business.
Son EXTRAORDINAIRE courtoisie et disponibilité sont aussi un peu professionnelles, ce que nous admettons au bout de la seconde tournée, pas la troisième que Renaud exige de payer.
Impossible de relater ce long moment de convivialité, d'information, de formation car Leroy nous sort ses séances de la semaine en cours et à venir et celles que Tom Tellez lui faisait faire à lui et Carl Lewis qui est passé à Houston last week où il possède un appartement mais qui est hélas reparti dans le New Jersey où il vit désormais.
L'émotion me saisit rien qu'à l'énoncé du nom du multi médaillé olympique et mondial, elle redouble quand Leroy nous parle de Santa Monica, du HSI... Je me revois à Santa Monica college avec Tommie Smith et Carole, pas la mienne, non, la Caroll Lewis athlète soeur de Carl que Tommie m'avait présentée car Carl lui était tellement demandé par la presse écrite et télévisée de tous les pays qu'il y avait une waiting list pour le rencontrer.
Nous buvons nos verres et le petit lait de ses paroles, je note un max d'info, sur des petits bouts de papier, les fiches qui servent aux additions pour le barman albanais tiré à quatre épingles. Leroy s'en aperçoit, il me dit qu'il va m'envoyer un mail avec tout son programme, je lui tends ma carte de visite,. C'est la première fois que je la tends à un mec à moins de 9.90.
Il m'aura fallu soixante ans pour rencontrer en même temps un Lorrain à 10.39, un Français à 9.97, un Américain à 9.85.
Ce serait trop long de tout raconter, je promets aux coachs des potes et des grenoboys de tout leur répéter et aux parents de Gyraphon de se rassurer: ils n'auront pas à payer 29 000 USD pour que leur fils viennent faire des études universitaires à Houston avec un coach ex recordman du monde... LE CHRONO EXIGÉ par le head coach est moins bon que le record du clan de Laurent Claudel sur 4H, donc c'est faisable mais Burrel VEUT un niveau universitaire de référence et il insiste lourdement pour signifier que c'est la différence entre Houston et d'autres universités coachées par des ex recordmen du monde du 100.
1 commentaire:
ENORME !!!!!!!!!!!!!!!!
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