Mercredi 19 janvier 2011
Hier soir, la quatrième Lyonnaise Ayodele IKUESAN est enfin arrivée, le médecin aussi. Gérald BEAUDOUIN est reparti après avoir dîné avec Renaud qui a invité au restaurant le head coach Robinson de l'Université de Miami qui nous ouvre ses portes et nous permet de bénéficier de tarifs hôteliers très avantageux. Le coach US est arrivé cravaté costumé, nous a rapporté Renaud, peut-être pas dans un style vestimentaire parisien, mais dans une tenue qui indique la classe d'appartenance ou d'aspiration du sport universitaire US.
Pour le débriefing de cette rencontre, il faut attendre le départ de la presse qui nous permettra de programmer une nouvelle réunion staff..
Hier soir, la quatrième Lyonnaise Ayodele IKUESAN est enfin arrivée, le médecin aussi. Gérald BEAUDOUIN est reparti après avoir dîné avec Renaud qui a invité au restaurant le head coach Robinson de l'Université de Miami qui nous ouvre ses portes et nous permet de bénéficier de tarifs hôteliers très avantageux. Le coach US est arrivé cravaté costumé, nous a rapporté Renaud, peut-être pas dans un style vestimentaire parisien, mais dans une tenue qui indique la classe d'appartenance ou d'aspiration du sport universitaire US.
Pour le débriefing de cette rencontre, il faut attendre le départ de la presse qui nous permettra de programmer une nouvelle réunion staff..
L'équie France 2 GUILLAUME /JOSE/RICHARD a décidé Christophe Lemaitre à les accompagner sur la plage principale de Miami. Ils veulent filmer une séquence pour Tout le Sport et pour les directs des mondiaux en Corée en août. Ils nous sollicitent Imaad et moi pour les accompagner.
Le film commence dans l'appartement à trois chambres de Lemaitre, Hallay et Biron, sauteur en longueur à 7m96 et candidat au relais 4X100 avec un record à 10.44. Un taxi nous emmène, les journalistes ont pris Christophe dans leur voiture. Depuis Coconut Grove il faut traverser la ville par Byscaine boulevard. Imaad mitraille les gratte-ciel puis le port industriel avant d'arriver... au paradis
J'exagère Miami Beach n'est pas LE paradis, c'est UN paradis à la hauteur de ceux que j'ai visités .... Kuta Beach à Bali, ou Varadero à Cuba ou les plages de Acapulco ou Rio, ipanema, botafogo mais leblon est ma préférée, celles de l'île Maurice ou de la mer Rouge, du Yucatan mexicain ou du Sri Lanka ou du Honduras .... D'autres plages paradisiaques me reviennent instantanément en mémoire.... je me revois footing torse nu en décembre sur La Jolla beach, à San Diego au sud de la Californie...
MIAMI est un paradis côté océan, un enfer côté terre, barré d'immeubles à l'architecture lépreuse.
J'exagère Miami Beach n'est pas LE paradis, c'est UN paradis à la hauteur de ceux que j'ai visités .... Kuta Beach à Bali, ou Varadero à Cuba ou les plages de Acapulco ou Rio, ipanema, botafogo mais leblon est ma préférée, celles de l'île Maurice ou de la mer Rouge, du Yucatan mexicain ou du Sri Lanka ou du Honduras .... D'autres plages paradisiaques me reviennent instantanément en mémoire.... je me revois footing torse nu en décembre sur La Jolla beach, à San Diego au sud de la Californie...
MIAMI est un paradis côté océan, un enfer côté terre, barré d'immeubles à l'architecture lépreuse.
Il fait chaud, en plein hiver, le soleil brille, éclairant une plage caraibesque immense, au sable blanc et fin, qui masse nos plantes de pieds et un océan turquoise et bleu auquel il est impossible de résister ; Imaad est le seul en short, nous relevons nos bas de survêtement ou nos pantalons mais l'eau est tellement transparente, sa température tellement agréable que nous nous avançons sans nous occuper de tremper nos vêtements...
Sur la plage, peu peuplée car il est midi, nous ne passons pas inaperçus, à six sans maillot de bains, plus la grosse caméra, le pied, le matériel du preneur de son. Imaad veut garder une photo souvenir de cet instant de récréation aquatique en plein janvier, je sollicite une dame et sa fille, elles me questionnent, j'explique, elles nous prennent en photo avec l'appareil d' Imaad et... le leur.
Les journalistes interviewent et filment surtout Christophe, un peu Imaad, je leur rappelle que leur temps est limité et qu'à 13 h ce sera stop ; il faudra rentrer et faire une sieste avant la séance de l'ap midi. Ils nous proposent de nous inviter à déjeuner dans un restaurant le long de la plage, je les remercie mais j'insiste sur le fait qu' à 13h il faudra qu'ils aient terminé. Ils échangent entre eux et nous font partager leur métier, quoi dire, quoi filmer, pour que le montage permette de structurer un reportage avec un angle d'attaque original, attractif.
- L'endroit est magique, un site naturel d'une telle beauté avec un champion d'Europe et un phallus lorrain qui rient aux éclats en s'éclaboussant dans l'eau, en jouant à marquer le sable de leurs empreintes que les vagues effacent, que voulez vous de plus ? leur dis-je.
- Peut être un moment inattendu, comme l'apparition d'une sirène qui viendrait charmer vos deux sprinters ?
Je suis des yeux leurs regards.
- Vous voulez parler de la jolie blonde qui bronze sur sa serviette ?
Par exemple.
- Peut être un moment inattendu, comme l'apparition d'une sirène qui viendrait charmer vos deux sprinters ?
Je suis des yeux leurs regards.
- Vous voulez parler de la jolie blonde qui bronze sur sa serviette ?
Par exemple.
Je me dirige vers la jeune femme, c'est une superbe Cubaine, qui ne parle pas trop anglais mais qui comprend l'italien : cela suffit pour arriver à la convaincre d' interrompre sa séance de bronzage, pour une séquence filmée avec en prime un kiss pour le champion d'Europe, pas un frenck kiss, je précise à toutes fins utiles.
Je questionne GUILLAUME
- Pourquoi venir depuis Paris puis jusqu'ici filmer Christophe sur la plage alors que vous pouvez le filmer en action sur la piste de l'université ?
- Parce que sur la piste on peut le filmer en France alors que là, nous le filmons dans un environnement de rêve ; le public auquel nous nous adressons n'est pas licencié à la FFA, pas forcément expert en sport, c'est un grand public que nous devons intéresser et séduire par nos images , LEMAITRE à MIAMI dans ce décor, cela a plus d'impact ......que Lemaitre sur la piste de l'université de MIAMI qui ressemble à toutes les autres pistes d'athlé
Je questionne GUILLAUME
- Pourquoi venir depuis Paris puis jusqu'ici filmer Christophe sur la plage alors que vous pouvez le filmer en action sur la piste de l'université ?
- Parce que sur la piste on peut le filmer en France alors que là, nous le filmons dans un environnement de rêve ; le public auquel nous nous adressons n'est pas licencié à la FFA, pas forcément expert en sport, c'est un grand public que nous devons intéresser et séduire par nos images , LEMAITRE à MIAMI dans ce décor, cela a plus d'impact ......que Lemaitre sur la piste de l'université de MIAMI qui ressemble à toutes les autres pistes d'athlé
Je quitte la plage, je suis déjà dans le premier resto, j'ai semé les autres qui traînent, je demande une table et je choisis un plat rapidement que je recommande à Guillaume quand il arrive afin de hâter le service. Le plat ne lui plait pas trop, il ne me choisira pas comme guide gastronomique, mais pendant qu'il règle l'addition, je hèle un yellow cab... au moment où notre Cubaine passe devant le resto. Elle nous fait un grand signe de la main, sa robe bleue comme l'océan flotte au vent...
Imaad me rejoint dans le taxi, nous rentrons sans respecter les limitations de vitesse, le chauffeur noir un Haitien parle français; France 2 lui règle trente-quatre dollars de course, la moitié de ce qu'il doit verser chaque jour à sa compagnie...
Nous sommes de retour à l'hôtel, une bonne heure avant le départ prévu pour la séance de cet ap midi, largement le temps d'un sommeil flash ou d'une petite sieste pour les athlètes et pour moi le temps de changer de chambre car le réfrigérateur ne fonctionne toujours pas.
Je grimpe de deux étages, je suis apartment 414, toujours aussi vaste et confortable. J'ai demandé le prix : en hiver, hors saison, la réceptionniste m'a dit 159 dollars. Sur internet c'est 259 dollars, bizarre, d'habitude c'est plus cher sur place que sur internet. Les journalistes ont payé deux prix différents pour leurs deux chambres avec une moyenne de 220 dollars. Nous avons eu droit à un tarif 50%, ce qui, quand trois athlètes sont dans un même appartement, ramène le coût à un tarif très compétitif.
15h30, départ. Le seul sprinter blanc au monde sous 10 est en retard, il a droit aux pompes.
-Coach nous sommes allés à la mer, nous sommes bien mi janvier, je n'ai pas rêvé ?
-Non Imaad tu n'as pas rêvé, mais tu as raison, c'était un paysage de rêve, et ce moment rare nous l'avons vécu grâce à France 2, grâce à Christophe, mais aussi grâce à toi, car si tu étais resté une comète, nous ne nous serions pas retrouvés dans ce yellow cab que tu as pris en photo et qui pour toujours restera dans nos mémoires.
-Non Imaad tu n'as pas rêvé, mais tu as raison, c'était un paysage de rêve, et ce moment rare nous l'avons vécu grâce à France 2, grâce à Christophe, mais aussi grâce à toi, car si tu étais resté une comète, nous ne nous serions pas retrouvés dans ce yellow cab que tu as pris en photo et qui pour toujours restera dans nos mémoires.
L'après-midi, pas de créneau muscu pour nous à l'Université, Imaad a une séance PPG. Nous la faisons sur la pelouse, je sors un tapis pour que ce soit plus confortable, le soleil tape encore fort. Nous nous sommes mis d'accord sur 150 bondissements, Imaad pensait que j'allais lui en proposer 200 comme en décembre, une panne d'ordinateur m'a empêché de lui envoyer le programme à 175, total que je lui propose, il négocie à 150. Après la bonne séance d'hier je dois accéder à sa demande.
Respiration, mentalisation, routine habituelle, mais je sens que nous sommes observés. Nous sommes seuls tous les deux près des tapis de perche-hauteur, et c'est clair que personne d'autre sur le stade ne travaille de cette manière.
J' installe les haies à sauter et j'amène les médecine balls pour faire aussi un peu comme tout le monde.
-Tu veux faire les étirements seuls ? Tu veux une séance de relaxation coréenne ?
- Non je veux que vous m'aidiez mais en vous laissant guider par mes sensations
- OK tu ôtes tes baskets je te masse le bout des orteils, les plantes de pieds, puis ont fait les exercices de hanches.
- D'accord mais moi je vous donne le rythme et l'intensité.
- Pas de problème.
Ensuite Imaad enchaîne gainages et mouvements de gymnastique, abdominaux et ischios lombaires, sauts à genoux debout avec fentes Ladji Doucouré.
Hier Imaad a fait des couronnés et des ATR roulade avant, des planches écart et des roulades écart, des roulades arrières piquées, sous certains regards américains et français surpris.
La séance se poursuit. Longueur sans élan pour faire avancer le bassin, foulées bondissantes et cloche pied mesurés avec et sans chrono. Le sprinter doit sauter loin mais surtout vite alors que le sauteur va à la vitesse qui lui permet d'aller loin.
Nous en sommes à 75 bonds. Sauts verticaux pour toucher une barre transversale à deux mains mais la barre est trop basse, on fait l'exercice en fréquence pour compenser.
-Je ne les compte pas Imaad, ce n'était pas assez intense.
-10 au moins coach. J'ai fait 20 rebonds en mollets.
- Va pour 10, nous sommes à 85.
Le sauteur en hauteur noir qui enchaîne des sauts à plus de 2 m sur le sautoir près de nous me regarde augmenter la hauteur des haies à 1 m 06 sur lesquelles il a lui-même sauté. Les haies sont plus hautes que mon nombril, c'est mon repère pour atteindre les 1M14/1M16 et cette façon de mesurer me vaudra ce soir des commentaires chambreurs de Renaud, Daniel et du médecin Arthur, qui m'ont observé mesurer la hauteur des haies.
Imaad passe facilement 4 fois 4 haies pieds joints à 1M14 , il est bien, je vois qu' il ne force pas, il pourrait sauter plus haut mais inutile de prendre des risques puisqu'il est en stage intensif .
- Cela fait 100 bonds, Imaad, encore cinquante.
Il a sauté en contrehaut sur la barrière de steeple mais refusé un exercice plus dangereux qui développe la coordination.
- 7X 7 countermouvement squat jumps pour terminer Imaad ?
- Ok
Là c'est difficile musculairement et cardiaquement, je dois encourager Imaad à rester concentré et performant malgré la fatigue et la souffrance physique associée. Imaad s'applique, il est haut, il tend bien ses bras quand il atteint le point haut de sa suspension, pas de problème il est dans la séance, dans le stage, dans sa nouvelle forme de pratique de l'athlé.
Renaud vient ajouter ses encouragements aux miens, les journalistes qui ont terminé de filmer Christophe nous rejoignent et nous décernent leur certificat de plus longue séance, ce qui conforte le phallus dans l'idée que son coach est un monstre.... Daniel Darien y va de son commentaire :
"- Ton ablette n'a pas de force mais il a une sacrée puissance.
-Aujourd'hui Daniel je suis d'accord avec toi."
(allusion à un débat contradictoire la veille pendant la séance de vitesse. Daniel a observé que Imaad n'utilisait pas assez sa cheville pour faire avancer son bassin sur le chemin d'accélération, il lui conseillait de dérouler cette cheville au sol, alors que je lui conseille de rebondir en comptant davantage sur l'action de la leading leg pour faire avancer le bassin ... Les entraîneurs confrontés à l'impossible de leur fonction, à l'incertitude de la compétition, adorent défendre des certitudes techniques garantes de réussite.)
OUF, la séance est terminée. A Metz elle dure plus longtemps, elle est suivie de courses en vitesse, elle commence à 18h après une journée à la fac, elle est partagée par tout le Clan donc mon attention est dispersée. j'en débats avec Imaad , il comprend qu'à METZ il doit se prendre en charge quand je ne suis pas seul avec lui, afin que je m'occupe de ses partenaires , qu'il doit prendre en charge avec moi ses partenaires puisque mon coaching organise tout autour de sa personne et fait du CLAN un facteur de sa réussite.
"Et puis, me dit-il, il n'y a pas de cocotier à l'Anneau. Mais à l'Anneau, j'ai tous mes repères et à Metz et il y a une personne qui me manque à Miami..."
"Et puis, me dit-il, il n'y a pas de cocotier à l'Anneau. Mais à l'Anneau, j'ai tous mes repères et à Metz et il y a une personne qui me manque à Miami..."
Cette bonne séance, vient après d'autres bonnes séances, le stage commence bien.
Nous allons directement dîner au resto U, proche du stade. Le soir c'est un dollar de plus qu'à midi; nous ne rentrons pas à l'hôtel sans visiter le wellness center, un complexe sportif réservé aux étudiants du commun, non compétiteurs. Une piste indoor pour le jogging, une salle de muscu, des gymnases pour le basket et la danse, d'autres pour le squash, des fauteuils et canapés pour se reposer, lire ou échanger...
N'en jetez plus, Colin, Cendrillon, Bruno, Jérôme, vous avez bien de la chance d'être étudiants aux USA.
1 commentaire:
Pas pour tt le monde demandez à Marika
Enregistrer un commentaire