J'avais donné rdv à Imaad à 6h40 pour prendre la navette sncf mais c’est son chauffeur de taxi préféré qui nous a conduits à la gare TGV Lorraine, accompagnés dans le hall, sur le quai, jusqu’à la porte de la voiture 18.
Adieux.
Dur d’être la copine d’un athlète de haut niveau.
Mon propre chauffeur de taxi m’avait proposé, elle aussi, de me conduire à la gare mais j’ai refusé pour ne pas « la déranger », sans penser qu’elle pouvait vouloir retarder un « dérangement » plus conséquent, puisque la séparation va durer 18 jours… La veille au soir elle avait rangé mon bagage, éliminant le superflu pour choisir le plus utile ; ce matin elle s’est levée tôt pour me dire que me savoir heureux de partir atténuait le déplaisir de se retrouver seule encore une fois, et elle m’a rappelé de ne pas oublier d’embrasser ma fille… Je suis monté à l’étage, réveiller Mélu pour lui promettre de lui ramener sa commande de vernis à ongles Essie «et un t shirt Miami » m’a t-elle soufflé dans un demi sommeil.
Je suis redescendu. Dernier baiser, derniers mots avant de refermer derrière moi la porte de l’appartement ; j’ai dit à Karoll qu’elle allait me manquer, elle m’a répondu que ce stage m’aurait manqué encore plus si j’y avais renoncé… elle me connaît trop, je suis incapable de résister au double attrait des USA et de l’athlé, qui nous ont déjà séparés… La fois précédente elle était venue me rejoindre une semaine à Los Angeles au milieu d’un stage deux fois plus long, cette fois j’ai essayé en vain d’anticiper ou prolonger ce stage en lui faisant traverser l’Atlantique pour un tête à tête de quelques jours en Floride…
Dur d’être la copine d’un athlète de haut niveau.
Mon propre chauffeur de taxi m’avait proposé, elle aussi, de me conduire à la gare mais j’ai refusé pour ne pas « la déranger », sans penser qu’elle pouvait vouloir retarder un « dérangement » plus conséquent, puisque la séparation va durer 18 jours… La veille au soir elle avait rangé mon bagage, éliminant le superflu pour choisir le plus utile ; ce matin elle s’est levée tôt pour me dire que me savoir heureux de partir atténuait le déplaisir de se retrouver seule encore une fois, et elle m’a rappelé de ne pas oublier d’embrasser ma fille… Je suis monté à l’étage, réveiller Mélu pour lui promettre de lui ramener sa commande de vernis à ongles Essie «et un t shirt Miami » m’a t-elle soufflé dans un demi sommeil.
Je suis redescendu. Dernier baiser, derniers mots avant de refermer derrière moi la porte de l’appartement ; j’ai dit à Karoll qu’elle allait me manquer, elle m’a répondu que ce stage m’aurait manqué encore plus si j’y avais renoncé… elle me connaît trop, je suis incapable de résister au double attrait des USA et de l’athlé, qui nous ont déjà séparés… La fois précédente elle était venue me rejoindre une semaine à Los Angeles au milieu d’un stage deux fois plus long, cette fois j’ai essayé en vain d’anticiper ou prolonger ce stage en lui faisant traverser l’Atlantique pour un tête à tête de quelques jours en Floride…
Le TGV fonce vers Lille via Roissy CHARLES DE GAULLE.
Il m est revenu en mémoire le destin de Pierre de Coubertin, dont les deux enfants sont morts avant lui qui a consacré toute sa vie au sport… puis les paroles de la fille de cinq ans d’un coach ami divorcé, qui m’a -t-il confié, répète la même demande de voir ses parents « s’embrasser sur la bouche », puis encore d’autres idées culpabilisantes mais mon portable m’a sauvé la mise en affichant des sms et messages d’amitié avec, comme souvent, celui très inspiré et chaleureux de Pink Spikes.
Imaad ne se contente pas de faire des perfs ou de faire voyager son monstre de coach, il mobilise de l’amour et de l’amitié autour de moi. C’est un privilège dont je mesure la dimension.
Le trajet ne dure que 1h18… plus le temps de penser, il faut empoigner les sacs et trouver le comptoir d’enregistrement.
Imaad repère un automate, me demande mon passeport et en deux temps trois mouvements nous sommes en possession de nos cartes d’embarquement ; il nous reste à enregistrer les bagages, là il faut s’adresser à un être humain.
Imaad a deux sacs, un de trop : on lui demande de s’acquitter d’une pénalité de 55 euros. Bis répétita : il y a un peu plus d’un mois, aéroport de Marrakech, Karoll s’est vue réclamer 60 euros pour surcharge de bagage. Imaad comme Karoll ne sont pas du genre à déballer leurs sacs devant tous les autres voyageurs mais moi je ne suis pas du genre à payer des taxes, alors… ça discute ferme.
Pour quitter le Maroc nous avions enfilé une triple couche de vêtements afin que les bagages délestés fassent le bon poids, cette fois c’est le contenu du second sac de Imaad qui est réparti dans un unique bagage pour lui et dans le mien.
Renaud Longuèvre a des problèmes bien plus importants puisque trois stagiaires lyonnais ne peuvent embarquer avec nous, ils sont inscrits sur un vol Lyon-Miami que l’ordinateur refuse de transformer en Paris Miami et une quatrième stagiaire n’a pas de passeport valide. Les palabres durent mais rien n’y fait, ils ne sont pas autorisés à embarquer et nous partons sans eux vers le dernier contrôle : celui de la police des frontières... Tout le reste du groupe passe sans problème sauf IMAAD retenu « de manière aléatoire » pour un contrôle renforcé. Finalement il nous rejoint et nous décollons avec moins d’une demi heure de retard... OUF
Imaad de retour dans le groupe, je récupère mes lunettes de soleil dans son sac car j’y ai glissé mes dollars : j’ai pris cette habitude de ne jamais mettre tous mes billets de banque dans un portefeuille, plus ciblé que d’autres objets par les pickpockets.
Nous embarquons dans un énorme 747 plein à craquer : trois rangées de sièges séparés par deux allées, 10 sièges par rang ; le service AIR France est bien meilleur que celui des compagnies low cost auxquelles j’ai le plus souvent recours; on nous sert deux repas, et entre temps, nous avons le choix entre le film « Les petits mouchoirs », la lecture de la presse quotidienne et hebdomadaire, ou les écouteurs pour passer le temps en musique, mais 10 heures de vol, cela reste une longue épreuve.
Je suis assis entre R Longuèvre et Imaad. Avec le premier nous refaisons le monde de l’athlé et du sport pendant que le Phallus discute avec son autre voisin Doucouré. Avec le second nous lisons à deux un livre de Youssef Seddick, un anthropologue qui revisite le CORAN en philosophe…
Nous ne sommes pas seuls à trouver le temps long, Kafetien Gomis vient faire la causette et Murielle Hurtis avec une nouvelle coiffure très seyante vient répondre à nos questions sur sa reconversion du 200 au 400. L’évocation de sa dernière séance spécifique 250/150/150 avec une récup de 30 sec suffit à modifier le ph sanguin d’Imaad… qui ne s’attarde pas non plus sur les chronos d’une superbe séance 4X150, que je note pour Jul’s hypo et Romain, les quarter milers du Clan.
Je pense aussi à Lisa, à Gyraphon, à un autre Julien blessé, à ROX et aux guest stars que j’ai abandonnés aux bons soins de Fred et Bruno… Ont-ils accepté, compris ce que j’ai tenté de rationaliser avant mon départ???
IMAAD a entendu que 5 séances par semaine suffisent à Murielle pour briller et cette info ne tombe pas dans l’oreille d’un athlète sourd qui la souligne à son monstre de coach…
Nous atterrissons enfin, il est 15h heure locale, nous avons toujours la demi heure de retard, prise au départ. Il fait beau, 23 degrés, le ciel est lumineux et de larges baies vitrées nous permettent de distinguer depuis le hall de l’aéroport, au loin les gratte-ciel de Miami avec en premier plan des allées de cocotiers… Cette vision nous aide un temps à supporter une nouvelle et longue attente pour passer les contrôles douaniers et surtout policiers mais bientôt la fatigue et l’impatience se conjuguent pour franchir note seuil de tolérance.
Un à un nous sommes libérés au compte goutte de la file d’attente alors Renaud décide pour gagner du temps d’aller chercher les voitures de location avec les premiers qui en ont fini avec les contrôles. Je lui emboîte le pas avec Ladji et Pascale, la kiné-ostéo parisienne qui est née à Metz. Une navette gratuite nous emmène dans un grand bâtiment où sont regroupées toutes les agences de location, plus d’une dizaine. Renaud a ses habitudes chez DOLLAR. Il obtient un bon tarif pour quatre voitures, il nous demande nos permis, le mien est dans le sac d’Imaad… Il faut négocier. RENAUD obtient un superbe huit places pour le prix d’un sept places, avec deux autres voitures on peut véhiculer toute la troupe.
Retour à l’aéroport tout le monde est là sauf Imaad, il est retenu par la police des frontières, cela peut durer entre deux et six heures, le soir tombe, tout le monde est à bout.
Allez à l’hôtel, je reste ici pour attendre Imaad.
1 commentaire:
recit passionnant patrice, une écriture plus posée que d'habitude et un plaisir à vous lire...
bon courage à vous et bon stage
pour imaad tout mon soutien pour cette saison
julien ex petit goeland parisien...
Enregistrer un commentaire