Dimanche 19 juillet 1970
Nous avons passé la nuit chez les Jajko, dans leur propre chambre à coucher. Lui à dormi sur le divan, elle chez sa mère... Nous déjeunons au restaurant ce matin. A cette occasion je découvre les pancakes qui font la joie des Américains : même pas aussi bons que nos crêpes...
Nous avons passé la nuit chez les Jajko, dans leur propre chambre à coucher. Lui à dormi sur le divan, elle chez sa mère... Nous déjeunons au restaurant ce matin. A cette occasion je découvre les pancakes qui font la joie des Américains : même pas aussi bons que nos crêpes...
Après cela, un peu de golf pour digérer. My goodness, que c'est difficile de taper dans cette balle... Nous passons l'après-midi chez des amis aux Jajko. Un professeur de tennis. Nous en profitons pour regarder USA-URSS à la télé : les athlètes ricains sont battus... Nous ignorons toujours le résultat final de leur match contre la France...
15h. Nous partons en pique-nique. Le country club est très animé. Il y a une compétition de natation entre les écoles de la région. Je regarde tous ces jeunes nager, les champions US de natation... Je comprends à présent, en voyant tous ces écoliers se défoncer sous les cris de leurs parents qui sont tous chrono en main... Autour de la piscine, un grand parc où nous nous installons. L'après-midi passe lentement... J'engage la conversation avec Jennifer, une jeune Américaine qui passe par là.
"- Je savais que tu n'étais pas américain.
-Cela se voit donc tant que ça?
-Oui, car les Américains ne regardent pas les filles de cette façon..."
Nous rions. Je lui demande ce que font les jeunes Américains de moins de 21 ans durant leurs soirées puisque l'entrée dans les clubs est interdite.
"- Oh nous organisons pas mal de parties. Tiens, ce soir, si tu veux, je t'emmène.
- No, thank you. I'm sorry. Il nous faut rentrer à Kansas City. Demain nous partons pour le Canada..."
Nous quittons le country club et rentrons chez les Jajko. Malgré des tas de coups de fil, nous ne pouvons trouver un boulot quelconque, ni en ville, ni dans une ferme. Les étudiants eux-mêmes ont du mal à trouver un job pour les vacances. Tant pis, nous irons ramasser le tabac au Canada... C'est fatiguant mais ça paie bien. Pourtant, j'ai tellement envie d'aller en Californie... San Francisco, les hippies...
"-Dis Francis, on y va?
-Non mais tu rêves, c'est beaucoup trop loin... En stop on ne peut pas, regarde la carte, il y a encore 3000 km, le désert... Et puis il faut revenir, et l'argent... Tu penses à l'argent?"
Ce dernier argument à lui seul me décide à renoncer, à contre-cœur pourtant.
"- Très bien, nous irons vers le Nord. Demain, l'Illinois et les grands lacs."
Avant de nous endormir, nous entendons M. Jajko téléphoner à une de ses amies coiffeuses à Chicago, qui doit nous recevoir demain. La nuit je rêve aux plages californiennes, aux pionniers, à l'or, à une chanson de Gilles Dreu...
"-Dis Francis, on y va?
-Non mais tu rêves, c'est beaucoup trop loin... En stop on ne peut pas, regarde la carte, il y a encore 3000 km, le désert... Et puis il faut revenir, et l'argent... Tu penses à l'argent?"
Ce dernier argument à lui seul me décide à renoncer, à contre-cœur pourtant.
"- Très bien, nous irons vers le Nord. Demain, l'Illinois et les grands lacs."
Avant de nous endormir, nous entendons M. Jajko téléphoner à une de ses amies coiffeuses à Chicago, qui doit nous recevoir demain. La nuit je rêve aux plages californiennes, aux pionniers, à l'or, à une chanson de Gilles Dreu...
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