vendredi, décembre 25, 2009

Stress à Vittel

En groupe de parole ou en discussion privée des athlètes et un coach m'ont sollicité sur le thème du stress

En formation entraîneur spécialisé et en réunion ETR ce thème est abordé, et je vous ai présenté le power point auquel j'ai participé, utilisé dans les formations fédérales.

Dans toutes les librairies et sur le net il y a des tonnes de références sur le stress.

En groupe de parole pour coaches, avec un psychanalyste, certains coaches ETR ont reçu des informations sur ce phénomène, complexe, puisque le stress est cause de perfs et de contre perfs.

EN COLLOQUES à Forbach 2005, METZ OPEN DE TENNIS 2006, NANCY AEFA 2007, COLLOQUE LIGUE 2008, COLLOQUES CREPS  Strasbourg puis Nancy  2007/2009, Makis Chamalidis,  moi même, Nadine Desbois, Gilbert Avanzzini, sommes intervenus.

Je vous ai distribué le document que j'ai écrit sur les DIFFÉRENCES  et les ANALOGIES entre situation d'entraînement et de compétition.

Le problème reste entier pour certains... C'EST  NORMAL vous faites bien de le verbaliser car m'en parler ou en parler à quelqu'un supposé savoir quelque chose sur le stress  est LA DÉMARCHE pertinente IMPORTANTE. Ce que je ou on peut vous  répondre est moins important que LE FAIT DE VOTRE DEMANDE.

VOUS POUVEZ DEMANDER à VOTRE MÈRE des conseils pour apprendre à respirer si elle a suivi le programme d'accouchement sans douleur
VOUS POUVEZ DEMANDER à UN PSYCHOTHÉRAPEUTE, à UN MÉDECIN des techniques  DE RELAXATION ou des médicaments  pour réduire le STRESS
VOUS POUVEZ DEMANDER à UN PSYCHOLOGUE  comportementaliste, des conseils et  méthodes ou bien  à  un psy clinicien ou un  PSYCHANALYSTE une écoute
vous pouvez lire des livres, assister à des conférences sur le stress

si une de toutes ces démarches fait effet, c'est parfait

Tout ce que je viens de dire étant connu ou accessible  à partir d'un  simple clic, j'en déduis que si vous vous adressez à moi, c'est parce que vous ne savez pas ou voulez pas faire l'effort d' aller chercher l'info ou  l'aide qui vous manque. DANS CE CAS je ne peux pas vous aider.

Si devant trop d'offres différentes vous ne savez pas choisir, je vous conseille de consulter un clinicien ou un psychanalyste.

Si vous n'osez  pas franchir ce pas directement, ce qui est tout à fait habituel, il faut trouver UNE OREILLE à qui vous confier

APPRENDRE A RESPIRER
APPRENDRE A CONTRACTER, DÉCONTRACTER, RELÂCHER UN MUSCLE
APPRENDRE A SE CONCENTRER
tous les coaches diplômés savent faire cela ou l'enseigner

Le STRESS peut  handicaper un athlète ou un coach qui ont appris et savent respirer, se relâcher, se concentrer. Donc c'est un autre STRESS qui doit être interrogé.

Erreurs à éviter

1/considérer le stress comme un ennemi du compétiteur alors que le stress est un mécanisme naturel pour mobiliser l'énergie

2/nommer  indifféremment stress

-l'enjeu de la  compet, la peur de perdre ou de gagner, de réussir une perf ou un classement
-les manifestations corporelles ( sueurs, mains moites, palpitations, tachycardies, envies d'aller aux toilettes  répétées....)
-les manifestations émotionnelles ( irritabilité, sentiment de supériorité ou d'infériorité, apathie, distraction ..)
-les actes manqués ( retard au rendez vous à la gare et train manqué, ou retard à l 'arrivée au stade en voiture individuelle, oubli des pointes, des épingles pour le dossard, de la licence, de l'heure de passage à la chambre d'appel ou de l'heure de la course, faux départs, erreurs techniques ou stratégiques grossières etc)

SI TOUT CELA SE NOMME STRESS l'athlète ne peut pas s'y retrouver donc  dans un premier temps le coach doit expliquer toutes ces différences et utiliser le mot stress positivement voire mettre en place des situations d'entrainement stressantes afin de familiariser l'athlète avec ce phénomène naturel, utile, lui apprendre à accepter  la sensation " de trac", à l'interpréter comme un bon signe.

Ensuite si le résultat de la compet est  une contre -perf  c'est à dire un résultat moins bon que le résultat attendu,  il faut analyser ce résultat avant de lui coller comme  cause explicative  le  stress

Ce n'est pas le stress qui empêche  les  MEILLEURS Lorrains de courir en 10.42, c'est la difficulté de la tâche EN LORRAINE
Ce n'est pas le stress qui empêche la majorité des autres sprinters lorrains de courir en 10.80,  pour beaucoup ce n'est pas leur manque de talent, c'est  leur  manque de DÉSIR
Ce n'est pas le stress qui fait  lancer plus loin quand on lance dans son jardin  à l'heure que  l'on veut  avec Raphaël en soutien et  moins loin au Quatar à 9h du mat en plein soleil

SEULS les entraîneurs inexpérimentés croient que  TOUS les Lorrains font les mêmes perfs à l'entraînement, en compet départementale, régionale, nationale, internationale,  en Lorraine ou ailleurs. Attribuer au stress une différence de résultats dans des conditions aussi différentes est le plus souvent une ERREUR DE JUGEMENT. Si le coach se trompe dans son jugement, sur la CAUSE des difficultés  il a beaucoup de chances de proposer un remède INOPÉRANT.

S'il ne se trompe pas et SI  l'athlète répète des contre-perfs hors Lorraine, il a trouvé la solution, il va écouter son athlète et lui  apprendre à faire des compets hors Lorraine, si l'athlète se plaint de ne pas être à l'aise  hors Lorraine.

Par exemple il va lui faire disputer plus de compets hors Lorraine, surtout en début de saison avant le pic de forme quand  l'athlète n'est pas attendu à son  pb.

Si l'athlète réussit bien en Lorraine et hors Lorraine, mais fait des contre perfs en Lorraine et hors Lorraine, le jour du championnat ou du meeting national, le coach va écouter ou entendre que c'est l'enjeu et non le lieu géographique qui est en cause donc il va élaborer avec l'athlète un objectif plus facile à atteindre. Exemple :

un athlète junior  a un PB à 49.50 sec au 400  réussi avec un certain programme, 160 séances

A l'entrainement, en espoir 1, il réalise et encaisse bien  180 séances un programme d'entraînement  10% supérieur à celui qui l'a conduit  à 49.50,  en   junior

l'objectif  visé est il de

courir en moins de 49 en espoir 1  ?
courir en moins de 48  en espoir pour être international au moins sur 4X4  ou podium national ?
courir en moins de 46 en senior pour aller aux JO  au moins dans le relais ?

voila trois enjeux PLUS OU MOINS STRESSANTS

 le premier peu ou très stressant puisqu'il faut réussir sans  délai, mais  un objectif facile, donc ce sera culpabilisant de  ne pas réussir,ou sans gros stress pour un athlète qui progresse

 le second  moins  ou plus stressant puisque un an ou deux de stagnation ou progrès lents n'interdiraient rien, surtout pas des gratifications  supérieures ENVISAGEABLES par un espoir à moins de 48,
mais moins de 48 en Lorraine APPARAÏT difficile aux athlètes et coaches qui ne connaissent pas bien le 400 LORRAIN FRANCAIS INTERNATIONAL

Le  stress  peut naitre de ce qui APPARAIT et non de ce qui EST
Les coaches et les athlètes qui ont couru eux mêmes  ou coaché ou rencontré des  Lorrains entre 46.64 et 48.52, des Français et étrangers à 44/45 n'ont pas la même représentation de la difficulté à courir en moins de 48. Ils évaluent la difficulté de la tâche et leurs moyens de la remplir très différemment de la manière dont l'évaluent les coaches et les athlètes qui n'ont pas le même savoir ou la même expérience.

le troisième  objectif est soit très stressant soit  très motivant...  par son niveau d'aspiration

IMAGINONS un début de saison espoir 1 entre 49 et 49.50 pour notre junior à 49.50 puis en juillet et  aux chpts de france,  pas de progrès voire des chronos équivalents à ceux de mai aux interclubs

soit c'est une erreur de  programme  ou programmation  qui n'a rien à voir avec le stress
soit c'est une erreur d'orientation, le sprinter est un sprinter court ou un coureur de demi fond, le stress n'est pour rien dans ses résultats
soit  le junior à 49.50 a besoin de plus d'un an pour  faire mieux, il est de maturation tardive  ou bien il a un projet universitaire prioritaire par rapport à son projet sportif, le stress n'est pas en cause

soit le junior à 49.50 craint  d'être incapable de courir UN JOUR  en moins de 48 ou il est  jugé comme tel
on ne le sollicite que sur les minima france jeunes,

la respiration, la  relaxation, la mentalisation technique ne réduiront pas un stress lié à l'estime de soi et encore moins  un  manque d'ambition de son environnement.

Ce stress peut  être dit, entendu, en verbalisation  et  pour le traiter il faut  que l'athlète accepte, que le coach accepte, l'intervention d'un tiers professionnel.

PAS POSSIBLE d'aller plus loin sur ce  blog  mais  un groupe de parole coaches  peut  être remis  en place en 2010 sur demande de  5/6  COACHES

1 commentaire:

pojer a dit…

Je suis évidemment open pour refaire un groupe de parole! User ce qui est l'une des clefs de notre compréhension et aussi de notre incompréhension de nos agissements de notre soif de perfs de coach ou d'athlète...