En groupe de parole ou en discussion privée des athlètes et un coach m'ont sollicité sur le thème du stress
En formation entraîneur spécialisé et en réunion ETR ce thème est abordé, et je vous ai présenté le power point auquel j'ai participé, utilisé dans les formations fédérales.
Dans toutes les librairies et sur le net il y a des tonnes de références sur le stress.
En groupe de parole pour coaches, avec un psychanalyste, certains coaches ETR ont reçu des informations sur ce phénomène, complexe, puisque le stress est cause de perfs et de contre perfs.
EN COLLOQUES à Forbach 2005, METZ OPEN DE TENNIS 2006, NANCY AEFA 2007, COLLOQUE LIGUE 2008, COLLOQUES CREPS Strasbourg puis Nancy 2007/2009, Makis Chamalidis, moi même, Nadine Desbois, Gilbert Avanzzini, sommes intervenus.
Je vous ai distribué le document que j'ai écrit sur les DIFFÉRENCES et les ANALOGIES entre situation d'entraînement et de compétition.
Le problème reste entier pour certains... C'EST NORMAL vous faites bien de le verbaliser car m'en parler ou en parler à quelqu'un supposé savoir quelque chose sur le stress est LA DÉMARCHE pertinente IMPORTANTE. Ce que je ou on peut vous répondre est moins important que LE FAIT DE VOTRE DEMANDE.
VOUS POUVEZ DEMANDER à VOTRE MÈRE des conseils pour apprendre à respirer si elle a suivi le programme d'accouchement sans douleur
VOUS POUVEZ DEMANDER à UN PSYCHOTHÉRAPEUTE, à UN MÉDECIN des techniques DE RELAXATION ou des médicaments pour réduire le STRESS
VOUS POUVEZ DEMANDER à UN PSYCHOLOGUE comportementaliste, des conseils et méthodes ou bien à un psy clinicien ou un PSYCHANALYSTE une écoute
vous pouvez lire des livres, assister à des conférences sur le stress
si une de toutes ces démarches fait effet, c'est parfait
Tout ce que je viens de dire étant connu ou accessible à partir d'un simple clic, j'en déduis que si vous vous adressez à moi, c'est parce que vous ne savez pas ou voulez pas faire l'effort d' aller chercher l'info ou l'aide qui vous manque. DANS CE CAS je ne peux pas vous aider.
Si devant trop d'offres différentes vous ne savez pas choisir, je vous conseille de consulter un clinicien ou un psychanalyste.
Si vous n'osez pas franchir ce pas directement, ce qui est tout à fait habituel, il faut trouver UNE OREILLE à qui vous confier
APPRENDRE A RESPIRER
APPRENDRE A CONTRACTER, DÉCONTRACTER, RELÂCHER UN MUSCLE
APPRENDRE A SE CONCENTRER
tous les coaches diplômés savent faire cela ou l'enseigner
Le STRESS peut handicaper un athlète ou un coach qui ont appris et savent respirer, se relâcher, se concentrer. Donc c'est un autre STRESS qui doit être interrogé.
Erreurs à éviter
1/considérer le stress comme un ennemi du compétiteur alors que le stress est un mécanisme naturel pour mobiliser l'énergie
2/nommer indifféremment stress
-l'enjeu de la compet, la peur de perdre ou de gagner, de réussir une perf ou un classement
-les manifestations corporelles ( sueurs, mains moites, palpitations, tachycardies, envies d'aller aux toilettes répétées....)
-les manifestations émotionnelles ( irritabilité, sentiment de supériorité ou d'infériorité, apathie, distraction ..)
-les actes manqués ( retard au rendez vous à la gare et train manqué, ou retard à l 'arrivée au stade en voiture individuelle, oubli des pointes, des épingles pour le dossard, de la licence, de l'heure de passage à la chambre d'appel ou de l'heure de la course, faux départs, erreurs techniques ou stratégiques grossières etc)
SI TOUT CELA SE NOMME STRESS l'athlète ne peut pas s'y retrouver donc dans un premier temps le coach doit expliquer toutes ces différences et utiliser le mot stress positivement voire mettre en place des situations d'entrainement stressantes afin de familiariser l'athlète avec ce phénomène naturel, utile, lui apprendre à accepter la sensation " de trac", à l'interpréter comme un bon signe.
Ensuite si le résultat de la compet est une contre -perf c'est à dire un résultat moins bon que le résultat attendu, il faut analyser ce résultat avant de lui coller comme cause explicative le stress
Ce n'est pas le stress qui empêche les MEILLEURS Lorrains de courir en 10.42, c'est la difficulté de la tâche EN LORRAINE
Ce n'est pas le stress qui empêche la majorité des autres sprinters lorrains de courir en 10.80, pour beaucoup ce n'est pas leur manque de talent, c'est leur manque de DÉSIR
Ce n'est pas le stress qui fait lancer plus loin quand on lance dans son jardin à l'heure que l'on veut avec Raphaël en soutien et moins loin au Quatar à 9h du mat en plein soleil
SEULS les entraîneurs inexpérimentés croient que TOUS les Lorrains font les mêmes perfs à l'entraînement, en compet départementale, régionale, nationale, internationale, en Lorraine ou ailleurs. Attribuer au stress une différence de résultats dans des conditions aussi différentes est le plus souvent une ERREUR DE JUGEMENT. Si le coach se trompe dans son jugement, sur la CAUSE des difficultés il a beaucoup de chances de proposer un remède INOPÉRANT.
S'il ne se trompe pas et SI l'athlète répète des contre-perfs hors Lorraine, il a trouvé la solution, il va écouter son athlète et lui apprendre à faire des compets hors Lorraine, si l'athlète se plaint de ne pas être à l'aise hors Lorraine.
Par exemple il va lui faire disputer plus de compets hors Lorraine, surtout en début de saison avant le pic de forme quand l'athlète n'est pas attendu à son pb.
Si l'athlète réussit bien en Lorraine et hors Lorraine, mais fait des contre perfs en Lorraine et hors Lorraine, le jour du championnat ou du meeting national, le coach va écouter ou entendre que c'est l'enjeu et non le lieu géographique qui est en cause donc il va élaborer avec l'athlète un objectif plus facile à atteindre. Exemple :
un athlète junior a un PB à 49.50 sec au 400 réussi avec un certain programme, 160 séances
A l'entrainement, en espoir 1, il réalise et encaisse bien 180 séances un programme d'entraînement 10% supérieur à celui qui l'a conduit à 49.50, en junior
l'objectif visé est il de
courir en moins de 49 en espoir 1 ?
courir en moins de 48 en espoir pour être international au moins sur 4X4 ou podium national ?
courir en moins de 46 en senior pour aller aux JO au moins dans le relais ?
voila trois enjeux PLUS OU MOINS STRESSANTS
le premier peu ou très stressant puisqu'il faut réussir sans délai, mais un objectif facile, donc ce sera culpabilisant de ne pas réussir,ou sans gros stress pour un athlète qui progresse
le second moins ou plus stressant puisque un an ou deux de stagnation ou progrès lents n'interdiraient rien, surtout pas des gratifications supérieures ENVISAGEABLES par un espoir à moins de 48,
mais moins de 48 en Lorraine APPARAÏT difficile aux athlètes et coaches qui ne connaissent pas bien le 400 LORRAIN FRANCAIS INTERNATIONAL
Le stress peut naitre de ce qui APPARAIT et non de ce qui EST
Les coaches et les athlètes qui ont couru eux mêmes ou coaché ou rencontré des Lorrains entre 46.64 et 48.52, des Français et étrangers à 44/45 n'ont pas la même représentation de la difficulté à courir en moins de 48. Ils évaluent la difficulté de la tâche et leurs moyens de la remplir très différemment de la manière dont l'évaluent les coaches et les athlètes qui n'ont pas le même savoir ou la même expérience.
le troisième objectif est soit très stressant soit très motivant... par son niveau d'aspiration
IMAGINONS un début de saison espoir 1 entre 49 et 49.50 pour notre junior à 49.50 puis en juillet et aux chpts de france, pas de progrès voire des chronos équivalents à ceux de mai aux interclubs
soit c'est une erreur de programme ou programmation qui n'a rien à voir avec le stress
soit c'est une erreur d'orientation, le sprinter est un sprinter court ou un coureur de demi fond, le stress n'est pour rien dans ses résultats
soit le junior à 49.50 a besoin de plus d'un an pour faire mieux, il est de maturation tardive ou bien il a un projet universitaire prioritaire par rapport à son projet sportif, le stress n'est pas en cause
soit le junior à 49.50 craint d'être incapable de courir UN JOUR en moins de 48 ou il est jugé comme tel
on ne le sollicite que sur les minima france jeunes,
la respiration, la relaxation, la mentalisation technique ne réduiront pas un stress lié à l'estime de soi et encore moins un manque d'ambition de son environnement.
Ce stress peut être dit, entendu, en verbalisation et pour le traiter il faut que l'athlète accepte, que le coach accepte, l'intervention d'un tiers professionnel.
PAS POSSIBLE d'aller plus loin sur ce blog mais un groupe de parole coaches peut être remis en place en 2010 sur demande de 5/6 COACHES
1 commentaire:
Je suis évidemment open pour refaire un groupe de parole! User ce qui est l'une des clefs de notre compréhension et aussi de notre incompréhension de nos agissements de notre soif de perfs de coach ou d'athlète...
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