Vendredi 21 janvier 2011
Une seule séance aujourd’hui, en salle de muscu. Le temps est morose cela tombe bien. Huitième séance du stage, il va falloir faire du coaching pour pousser les athlètes comme Imaad afin de les amener à visiter une part d’eux-mêmes qu'ils ne connaissent pas.
Je le laisse s’échauffer seul, il traîne un peu dans la salle puis fait semblant de faire un entretien aérobie, en fait 10 mn soit un temps trop court et sur un rythme trop lent pour entretenir une filière aérobie d’un athlète de haut niveau, mais ce n’est plus le moment de le contrarier dans ce secteur de l’entraînement qui en janvier est vraiment marginal.
Imaad enchaîne avec des étirements, il revient de lui-même vers le banc à lombaires que la veille il ne supportait plus, il introduit des abducteurs adducteurs, il me fait signe pour que je lui renvoie le médecine ball pour les abdos, il me demande de supprimer les abdos en chandelle et les ischios, je suis ok. Je lui propose de modifier la séance épaulés- jetés- fentes dans le sens de son souhait, moins de jambes plus de bras, il est d’accord mais quand je lui annonce la modification -- six /cinq/quatre épaulés fentes avec sursaut sans jetés puis trois fois trois jetés bras tendus sans épaulé -- Imaad n’est pas d’accord car ce mouvement n’est pas assez spécifique biceps.
Or il veut des bras moteurs, des bras avec des biceps à la hauteur de ses triceps ; il prend à témoin la kiné et coach Renaud pour légitimer son manque de biceps, sa demande de plus de travail de bras et saisit dans la réponse de ses interlocuteurs la partie qui concerne le niveau de ses biceps.
Il occulte toutes leurs autres paroles, afin de me démontrer que dans notre débat intime, c'est lui qui a raison, des spécialistes le confirment, contre mon avis personnel, PUISQUE je ne lui fais pas faire assez d'exercices de bras...
Un de nos sujets de discorde récurrent.
Pendant le circuit abdos ischios lombaires, je lui demande de faire les abdos à partir de la chaise à abdos, bras demi fléchis ; il ressent le travail musculaire des bras chaque fois que ceux-ci portent tout ou partie du corps pendant des exercices.
Cependant, il maintient sa revendication sur son manque de travail des bras et je lui dis de la maintenir car si elle ne lui a pas servi jusqu’à 10.39, elle lui servira... le jour où il stagnera il pourra l'attribuer à un manque de travail des bras.
Le travail des bras fait partie de nos débats, nous avons d’autres désaccords, pour faire face aux difficultés que nous rencontrons; à un moment ou à un autre, tout athlète un jour rencontre une limite et attribue à une cause qui lui convient le non dépassement de cette limite… Pourquoi pas le manque de bras.
IMAAD épaule et jette 6/5/4/3X3 la barre chargée entre 56 et 60 kg, il n'a jamais fait aussi bien. Au milieu de la série il accepte un circuit abdos lombaires.
Nous quittons la salle les derniers et je presse le pas pour rattraper les autres stagiaires dans la file d'attente à l'entrée du resto U... Je me retourne, Imaad marche loin derrière moi de son pas tranquille. Je l'attends... nous nous sourions en coin.
"-Eh oui coach pour aller vite sur la piste d'athlé, il faut que je prenne mon temps AILLEURS, je ne suis pas dans l'urgence du temps, moi."
Repos pour Imaad.
Nous avions prévu une sortie en ville voire sur la plage, mais le temps est à la pluie. Imaad choisit de faire une sieste de trois heures.
Je retourne au stade pour chronométrer les coureuses de 400 et Christophe. Tous ont des séances énormes, surtout les filles qui en sont à leur seconde anaérobie lactique.
Murielle HURTIS se donne à fond dans son premier 300 /38.1 mais quinze minutes plus tard les lactates sont toujours prêts à mordre, elle termine en 40.6 épuisée. Je cours rendre compte à son coach Renaud qui s'occupe des sauteurs à l'autre bout du stade pour lui demander s'il faut continuer la séance. Ouf, il me répond de la stopper.
Marie-Angélique LACORDELLE a une séance encore plus sollicitante mais son coach n'est pas là donc je me contente de lui demander si elle a déjà fait une telle séance ; elle me dit que oui alors c'est parti, je me dis que ce n'est pas possible d'enchaîner autant de 200 à ce rythme et pourtant elle s'engage dans la séance avec beaucoup de cœur mais je vois qu'elle souffre, je me dis qu'au prochain il faudra que je lui parle pour peut-être réduire le menu... INUTILE car elle ne termine pas son 200 et s'écroule à 20 m de la ligne, prise d'une crise d'asthme. Je ne peux même pas m'occuper d'elle car Christophe LEMAITRE me fait signe qu'il va entamer sa séance vite lent vite que son coach CARRAZ lui a demandé d'effectuer au chrono et au 300 Floria GUEI attend que je lui donne un signal car elle n'a pas de montre pour chronométrer sa récup.
Je parle à M-A pour la rassurer, elle me dit que les crises d'asthme sont fréquentes, je lui conseille d'arrêter la séance et d'aller consulter le médecin. Elle stoppe sa séance mais préfère rester sur place et attendre pour ... faire un 300, le dernier 300 de F GUEI, qui en aura bouclé QUATRE entre 41.8 et 44.7 en conservant sa gestuelle technique et un visage peu marqué par l'effort. Petite espoire à suivre.
Christophe sort une nouvelle séance LEMAITRE. Il est le plus jeune des stagiaires et celui qui s'entraîne le plus : un extra terrrestre. En relâchant son effort sur un tiers du parcours il enchaîne trois 90 entre 9.8 et 10 et deux 150 entre 16/16.3, ne renonçant au troisième que sous la pression conjuguée des coachs et surtout d'une ampoule qui lui blesse le pied... DU TRÈS HAUT NIVEAU dans le texte.
J'avise le médecin pour Marie-Angélique, qui se met à boiter bas, il va la voir avec Pascale la kiné, ce soir , il connait son cas.
Je félicite sincèrement les filles pour leur engagement puis nous rentrons à l'hôtel pour la douche et la tenue de soirée car pour fêter le départ de Pascale, Renaud invite le staff dans le restaurant d'un hôtel. Le rdv est à 20h mais les athlètes se relaient pour un massage ou pour un bain glacé donc Pascale nous demande de retarder le repas d'une heure ; à 21h elle est encore de service, nous prenons un apéritif au bar en l'attendant, elle nous rejoint à 21h30, le repas peut commencer. Le restaurant se veut classe, la nourriture est bonne et le chef a fait un effort de présentation des assiettes, il y a même du vin californien et des clientes visiblement siliconées ; coach Daniel fait un commentaire darienien sur l'une d'elles qui fait sortir de sa réserve bourgeoise un voisin de table américain "I don't speak French but I agree with you sir ".
IMAAD épaule et jette 6/5/4/3X3 la barre chargée entre 56 et 60 kg, il n'a jamais fait aussi bien. Au milieu de la série il accepte un circuit abdos lombaires.
Nous quittons la salle les derniers et je presse le pas pour rattraper les autres stagiaires dans la file d'attente à l'entrée du resto U... Je me retourne, Imaad marche loin derrière moi de son pas tranquille. Je l'attends... nous nous sourions en coin.
"-Eh oui coach pour aller vite sur la piste d'athlé, il faut que je prenne mon temps AILLEURS, je ne suis pas dans l'urgence du temps, moi."
Après-midi.
Repos pour Imaad.
Nous avions prévu une sortie en ville voire sur la plage, mais le temps est à la pluie. Imaad choisit de faire une sieste de trois heures.
Je retourne au stade pour chronométrer les coureuses de 400 et Christophe. Tous ont des séances énormes, surtout les filles qui en sont à leur seconde anaérobie lactique.
Murielle HURTIS se donne à fond dans son premier 300 /38.1 mais quinze minutes plus tard les lactates sont toujours prêts à mordre, elle termine en 40.6 épuisée. Je cours rendre compte à son coach Renaud qui s'occupe des sauteurs à l'autre bout du stade pour lui demander s'il faut continuer la séance. Ouf, il me répond de la stopper.
Marie-Angélique LACORDELLE a une séance encore plus sollicitante mais son coach n'est pas là donc je me contente de lui demander si elle a déjà fait une telle séance ; elle me dit que oui alors c'est parti, je me dis que ce n'est pas possible d'enchaîner autant de 200 à ce rythme et pourtant elle s'engage dans la séance avec beaucoup de cœur mais je vois qu'elle souffre, je me dis qu'au prochain il faudra que je lui parle pour peut-être réduire le menu... INUTILE car elle ne termine pas son 200 et s'écroule à 20 m de la ligne, prise d'une crise d'asthme. Je ne peux même pas m'occuper d'elle car Christophe LEMAITRE me fait signe qu'il va entamer sa séance vite lent vite que son coach CARRAZ lui a demandé d'effectuer au chrono et au 300 Floria GUEI attend que je lui donne un signal car elle n'a pas de montre pour chronométrer sa récup.
Je parle à M-A pour la rassurer, elle me dit que les crises d'asthme sont fréquentes, je lui conseille d'arrêter la séance et d'aller consulter le médecin. Elle stoppe sa séance mais préfère rester sur place et attendre pour ... faire un 300, le dernier 300 de F GUEI, qui en aura bouclé QUATRE entre 41.8 et 44.7 en conservant sa gestuelle technique et un visage peu marqué par l'effort. Petite espoire à suivre.
Christophe sort une nouvelle séance LEMAITRE. Il est le plus jeune des stagiaires et celui qui s'entraîne le plus : un extra terrrestre. En relâchant son effort sur un tiers du parcours il enchaîne trois 90 entre 9.8 et 10 et deux 150 entre 16/16.3, ne renonçant au troisième que sous la pression conjuguée des coachs et surtout d'une ampoule qui lui blesse le pied... DU TRÈS HAUT NIVEAU dans le texte.
J'avise le médecin pour Marie-Angélique, qui se met à boiter bas, il va la voir avec Pascale la kiné, ce soir , il connait son cas.
Je félicite sincèrement les filles pour leur engagement puis nous rentrons à l'hôtel pour la douche et la tenue de soirée car pour fêter le départ de Pascale, Renaud invite le staff dans le restaurant d'un hôtel. Le rdv est à 20h mais les athlètes se relaient pour un massage ou pour un bain glacé donc Pascale nous demande de retarder le repas d'une heure ; à 21h elle est encore de service, nous prenons un apéritif au bar en l'attendant, elle nous rejoint à 21h30, le repas peut commencer. Le restaurant se veut classe, la nourriture est bonne et le chef a fait un effort de présentation des assiettes, il y a même du vin californien et des clientes visiblement siliconées ; coach Daniel fait un commentaire darienien sur l'une d'elles qui fait sortir de sa réserve bourgeoise un voisin de table américain "I don't speak French but I agree with you sir ".
Le reste de la soirée est du même ton convivial et bon enfant : RENAUD s'amuse de mes efforts, et les enregistre,pour tenter de lacaniser coach Daniel, qui en a vu d'autres aussi fous que moi, psys professionnels compris, sans se laisser influencer par leur bla bla machin.
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