Samedi 25 juillet 1970
Breakfast avec Jean et Ann qui parle assez bien français. Jean nous dit l'avantage qu'il a de travailler ici aux States. Plus tard, il espère rentrer en France.
A 11h, Michel et Sonia viennent nous chercher en voiture pour nous faire visiter Frisco et les environs. Nous ferons tout le tour de la baie depuis les collines qui la dominent. Le panorama est fantastique. Sonia nous dit qu'un poète a écrit qu'on avait le droit d'aimer deux villes dans sa vie : la sienne et San Francisco. A part Rio de Janeiro et son célèbre Pain de Sucre, rien ne doit pouvoir égaler le spectacle qui s'offre à nous. La baie est dessinée comme une carte postale. Le bleu de la mer et des lacs, le brun de la terre, le vert des forêts, le blanc des nuages et du fog... Une magnifique palette éclairée par un flash étincelant et chaud. Le soleil nous brûle la peau, nous contemplons muets d'admiration. Une jolie touriste passe près de moi, grande, bronzée, mini robe à fleurs... Je ferme les yeux éblouis de soleil et de beauté. De ces beautés naturelles qui demeurent incomparables.
Nous regagnons la voiture, silencieux, encore sous le charme. Sonia en oublie son appareil photo. Ensuite, c'est la traditionnelle et prosaïque visite de la ville avec ses maisons originales, construites sur les versants abrupts des collines, les rues qui montent et descendent avec des pourcentages impressionnants, incroyables presque, le Telegraph, la statue de Christophe Colomb au pied de laquelle nous retrouvons... nos compagnons de voyage et en particulier le grand blond de la gare de Metz! Le port, la rue en fleurs que l'on n'emprunte que dans le sens de la descente, le fameux Golden Gate bridge, rouge, immense, lourd, le centre ville, les magasins, les tramways, les rues rendues célèbres par Steve McQueen et Bullitt.. Mais toutes ces constructions des hommes ne sont rien à mes yeux à côté du spectacle que la nature m'a offert tout à l'heure. San Francisco m'impressionne moins malgré les 19 voies de l'autoroute à péage à proximité de Golden Gate. Avant de rentrer, nous visitons les red woods, forêts aux arbres géants. L'entrée est libre pour les étrangers, les Américains ont le sens du tourisme. Nous avons pique-niqué. Le sol moelleux repose nos jambes fatiguées. Un ruisseau coule dans le bois entre les arbres millénaires, larges de plusieurs mètres, hauts de 100 à 150 mètres. Dans l'un d'eux on a construit une maison, dans le tronc d'un autre à Yosemite passe une route...
Nous nous promenons encore un long moment, sans nous lasser d'écouter les bruits de la forêt, de mesurer les troncs de nos regards incrédules, avant de prendre le chemin du retour. Michel me laisse un instant le volant. Direction assistée, vitesse automatique : on conduit ces engins avec le petit doigt. Cela ne m'empêche pas de faire un écart qui affole tout l"équipage..Nous rentrons. Nous redescendons au niveau de la mer. Brutalement le thermomètre baisse. L'eau du Pacifique est vraiment trop froide pour nous. Nous voici chez Michel, il habite avec quatre étudiants dans une grande maison, Regenstreet Berkeley, que les propriétaires, très peu sympa, sont en train de remettre à neuf. Jean-Pierre, un autre ingénieur, sa fiancée américaine, deux autres étudiants eux aussi nous acceptent gentiment. En soirée, une nouvelle partie avec pot cette fois-ci ; nous fumons plusieurs fois, goulument... aucune réaction. C'est normal la première fois nous dit Jean-Pierre.
A 11h, Michel et Sonia viennent nous chercher en voiture pour nous faire visiter Frisco et les environs. Nous ferons tout le tour de la baie depuis les collines qui la dominent. Le panorama est fantastique. Sonia nous dit qu'un poète a écrit qu'on avait le droit d'aimer deux villes dans sa vie : la sienne et San Francisco. A part Rio de Janeiro et son célèbre Pain de Sucre, rien ne doit pouvoir égaler le spectacle qui s'offre à nous. La baie est dessinée comme une carte postale. Le bleu de la mer et des lacs, le brun de la terre, le vert des forêts, le blanc des nuages et du fog... Une magnifique palette éclairée par un flash étincelant et chaud. Le soleil nous brûle la peau, nous contemplons muets d'admiration. Une jolie touriste passe près de moi, grande, bronzée, mini robe à fleurs... Je ferme les yeux éblouis de soleil et de beauté. De ces beautés naturelles qui demeurent incomparables.
Nous regagnons la voiture, silencieux, encore sous le charme. Sonia en oublie son appareil photo. Ensuite, c'est la traditionnelle et prosaïque visite de la ville avec ses maisons originales, construites sur les versants abrupts des collines, les rues qui montent et descendent avec des pourcentages impressionnants, incroyables presque, le Telegraph, la statue de Christophe Colomb au pied de laquelle nous retrouvons... nos compagnons de voyage et en particulier le grand blond de la gare de Metz! Le port, la rue en fleurs que l'on n'emprunte que dans le sens de la descente, le fameux Golden Gate bridge, rouge, immense, lourd, le centre ville, les magasins, les tramways, les rues rendues célèbres par Steve McQueen et Bullitt.. Mais toutes ces constructions des hommes ne sont rien à mes yeux à côté du spectacle que la nature m'a offert tout à l'heure. San Francisco m'impressionne moins malgré les 19 voies de l'autoroute à péage à proximité de Golden Gate. Avant de rentrer, nous visitons les red woods, forêts aux arbres géants. L'entrée est libre pour les étrangers, les Américains ont le sens du tourisme. Nous avons pique-niqué. Le sol moelleux repose nos jambes fatiguées. Un ruisseau coule dans le bois entre les arbres millénaires, larges de plusieurs mètres, hauts de 100 à 150 mètres. Dans l'un d'eux on a construit une maison, dans le tronc d'un autre à Yosemite passe une route...
Nous nous promenons encore un long moment, sans nous lasser d'écouter les bruits de la forêt, de mesurer les troncs de nos regards incrédules, avant de prendre le chemin du retour. Michel me laisse un instant le volant. Direction assistée, vitesse automatique : on conduit ces engins avec le petit doigt. Cela ne m'empêche pas de faire un écart qui affole tout l"équipage..Nous rentrons. Nous redescendons au niveau de la mer. Brutalement le thermomètre baisse. L'eau du Pacifique est vraiment trop froide pour nous. Nous voici chez Michel, il habite avec quatre étudiants dans une grande maison, Regenstreet Berkeley, que les propriétaires, très peu sympa, sont en train de remettre à neuf. Jean-Pierre, un autre ingénieur, sa fiancée américaine, deux autres étudiants eux aussi nous acceptent gentiment. En soirée, une nouvelle partie avec pot cette fois-ci ; nous fumons plusieurs fois, goulument... aucune réaction. C'est normal la première fois nous dit Jean-Pierre.
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