dimanche, juillet 25, 2010

PB pour Miss Dior 1.82 et Hélène 3.80

1m82 positionne la cadette 1 Dior Delophont au 5° rang lorrain tous temps et à la troisième place au bilan national hauteur 2010 toutes catégories. Après des félicitations méritées à l'athlète et coach DIDI qui a su l'amener à son pic de forme au bon moment, il faut engager au plus tôt le débat contradictoire sur l'avenir.

DIDI sait que la hauteur est une discipline sinistrée en France ; il sait que seule SANDRINE FRICOT en Lorraine a dépassé 1.83 en faisant appel à un coach expert belge alors que plus de 10 jeunes lorraines ont débuté à 1.77/1.79 en cadette, ou bien ont sauté 1.74/1.78/1.80/1.82/1.83 en juniore espoire, sans progresser ensuite. Didi le sait par expérience et parce qu'il a été le coach de certaines.

On ne peut pas prédire l'avenir d'une cadette et personne ne sait si DIOR va choisir de faire une carrière en hauteur ou en hepta ou dans une autre discipline athlétique, ou sportive, ou artistique ou dans une autre activité humaine... Mais un avenir se construit, il faut ouvrir le débat car tous les chemins ne mènent pas à Rome, ni à 1m97/1M84 en hauteur.

En France aucune des cadettes entre 1.82 et 1.87 n'a progressé à 1.97. En Lorraine aucune cadette à 1.77 ou 1.79 n'a progresssé à 1.83. A l'étranger des cadettes à moins de 1.87/1.82/1.79/1.77 ont progressé à 1.84/1.97 et même plus. DIDI le sait, les pttn le savent, le comité 54, la ligue, la ffa le savent.


Hélène KONG a établi un nouveau pb dans une discipline qui réussit à la France chez les hommes et qui est nouvelle chez les femmes. 3.80 n'a pas la valeur symbolique de 1.82 et les cadettes françaises à plus de 3.80 sont déjà plus nombreuses que celles à 1.82, alors que la perche féminine est une pratique nouvelle, il y a même une cadette LORRAINE à 3.90.

Hélène n'a pas le gabarit de Dior mais personne ne sait à quoi ressembleront nos deux cadettes après une, deux, trois olympiades d'entraînement. La seule certitude c'est que les progrès en perche seront plus importants qu'en hauteur et si 3.80 ne valent pas 1.82 en 2010, ce sera encore plus vrai en 2020.

LUDO a été un bon sauteur à la perche, comme DIDI en hauteur, et ils ont tous deux une formation de pédagogue et de technicien. Les deux athlètes sont entre bonnes mains.

LUDO n'a pas l'expérience de coach de DIDI... il découvre chaque jour, mais il sait que sauter 3.81/3.90/4m est facile en France et même en Lorraine, donc il n'est pas devant le même problème que DIDI, qui sait lui que faire 1.83/190 en Lorraine ou en France est difficile.

AVANT DE RESOUDRE UNE EQUATION IL FAUT SAVOIR LA POSER. En cadette il y a encore trop d'inconnues mais il faut pourtant faire des choix et le meilleur choix est de faire comme si les deux cadettes avaient un avenir.

Quel discours tenir à des cadettes LORRAINES à 1.82/3.80 ?? Cela dépend beaucoup de la personnalité du coach, de son histoire personnelle d'athlète et de son bilan de coach... autant que de sa formation.

Il est clair qu'un coach expert rôdé au suivi d'athlètes à 1.90 ou 4M30 ne va pas tenir le même discours que DIDI ou LUDO, je parle du discours de coach et non du discours pédagogique ou technique, qui peuvent être appris à n'importe quel âge et même récités devant un jury d'examen, sans même que la présence d'un entraîné soit requise.

En attendant que des identifiés et des anonymes entrent dans le débat, je renouvelle mes bravos aux deux dyades, mes amitiés aux deux coaches, mes remerciements pour leur contribution à la formation des entraîneurs et au débat qu'ils ont alimenté, hier au sein de l'ETR, et aujourd'hui par leurs performances de coach.

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