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dimanche, juillet 15, 2012

Hall of fame des coaches : LF LABRIDY

Voici enfin un premier portrait de coach...

ce texte date de 2010  et la seconde partie est de didi lui même 

J'ai eu du mal  à convaincre de l'utilité d'un hall of fame; en athlé les coaches ne sont défendus que par certains de leurs athlètes, ils sont souvent en rivalité entre eux, parfois au sein de leur propre club, et  les dirigeants qui ont le pouvoir, soyons honnêtes pas tous, disons  la majorité des dirigeants qui  ont le pouvoir, accordent plus de crédit à un athlète performant qu'à un coach performant.

J'ai dû convaincre DIDI dont la discrétion est bien connue.

J'ai dû convaincre des coaches trentenaires que DIDI  méritait plus que d'autres d'être honoré ; je me suis déjà fait "tailler" par certains  quand j'ai mobilisé ex athlètes, ex étudiants, coaches et profs, afin d'envoyer DIDI aux JO de SYDNEY mais beaucoup m'ont suivi et nous avons réussi à lui offrir ce cadeau de départ  quand il a fait valoir ses droits à la retraite de prof.

Donc je ne suis pas le seul à apprécier l'homme et le coach.

Je sais que bien des coachs qui ont entraîné des cadettes juniores aussi ou plus performantes qu'Audrey Rouyer, sans les accompagner au RL, sont persuadés que eux auraient accompagné AUDREY sous 53.41...

Je sais que DIDI n'occupe plus aux PTTN une place de head coach puisque des entraîneurs plus jeunes que lui, comme FRED ou STEPH,  entraînent avec efficacité dans les mêmes disciplines que lui, mais c'était déjà le cas auparavant. Des cts sprint sauts qui se sont succédé avant moi ont été entraîneurs à Nancy

Jetez un œil sur le palmarès des coaches et vous observerez que ceux qui disent que Rouyer  n'a fait que 53.41, n'ont accompagné personne à 54.41 voire 55.41.

Jetez  aussi un œil sur les autres meilleurs athlètes lorrains et vous verrez  que peu de coachs ont accompagné aussi longtemps, aussi bien, autant d'athlètes que DIDI.


J'ai fait la connaissance de Louis Félix Labridy à 20 ans en 1970; je n'avais jamais couru le 100/200 en moins de 11.1 /22.3 et mon rec sur 400 était de 49.6 (les pistes étaient en cendrée, les chronos manuels).

Dans mon club, à Longwy, deux sprinters de 19 et 21 ans  me dominaient et dominaient les autres sprinters lorrains  ; l'un M Bragard détenant le RL senior du 200 en 21.6; l'autre, C Straube, le RL junior  du 400 en 49.4/49.3 en espoir/ et il visait le RL senior  qui était à  49 puis 48.9 fin des années 60.

Mes deux  co équipiers sont restés à Longwy et n'ont pas progressé. Didi m'a conduit   à 10.8/21.8 et au RL du 400...48.6 en 1972 pendant mes études à Nancy. Ma croissance était terminée, c'est bien la rencontre et le coaching LABRIDY qui m'ont fait progresser, sans me tuer, puisque après  les années DIDI  à l'uereps, j'ai  encore amélioré mes pb hiver et été sur 400;

Je ne faisais pas exception... les autres athlètes-étudiants,  alsaciens ou  lorrains  qui s'entraînaient avec DIDI ont comme moi progressé sous ses conseils. Si JO  SPIEGEL  avait été lorrain il serait encore dans le top 800 TOUS TEMPS mais les coaches lorrains dont les athlètes bloquent à 1.51/1.52 ne savent pas que DDI a coaché  sous 1.50 ou sous 3.45 des athlètes seniors qui étaient anonymes en juniors.

Dans les bilans tous temps sur ce blog le nom des autres athlètes des tops lorrains entraînés  par LF  Labridy

AUDREY ROUYER  par exemple, née trente ans après moi...

La liste serait longue  des athlètes suivis par LABRIDY entre nos deux générations, raison de mon choix  mais... mon choix, je l'assume, est aussi  très affectif, puisque DIDI fut donc un de mes coaches, un de mes profs, le seul avec qui j'ai conservé des liens de respect et d'amitié.

Pour les lancers, j'ai l'intention de commencer par  une autre amie :Josiane BORDELLIER, qui a  coaché plusieurs lanceurs et lanceuses encore aujourd'hui en tête des listes tous temps mais aussi des sprinteuses-sauteuses. B HUE et R PIOLANTI sont d'accord sur cette priorité. JOSIANE m'a cité d'autres noms de coachs lancers dont celui de Monsieur AUG.

Pour les sauts et les haies hautes j'ai aussi un entraîneur dans le cercle de mes complicités athlétiques... Bertrand HOZE pendant une courte carrière de coach club, a additionné sélections aux jo et rec de lorraine. Il fait exception.

Serge BORD a également associé son nom à ceux d'un sélectionné aux JO et trois détenteurs des rec de lor  triple longueur haies...  mais il a mis plus de temps à se forger son palmarès, et a occupé des postes professionnels, oeuvrant à NANCY, un contexte plus  aidant qu'un village guénangeois.

A la perche c'est facile puisque JP BULET est seul à avoir coaché deux garçons à 5M et que les meilleures filles sont encore cadettes juniores; LUDO est d'accord sur ce premier choix

Il y a aussi des coaches généralistes qui ont accompagné au meilleur niveau lorrain des coureurs, des sauteurs et des lanceurs; je devrai donc faire une catégorie pour les coaches comme JM CHOFFART

DIDI a signalé BERETTA  à mon attention dans cette catégorie de généralistes

En sprint haies  le cts  YVES HAZO est incontournable pour moi puisqu'il a accompagné plusieurs détenteurs des rec de lor en sprint court et d'autres athlètes du top tous temps. Les plus jeunes coaches ignorent qui il a entraîné, et dans mon cercle de coaches complices certains contestent mon option jugeant que YVES a multiplié les relations courtes sans former personne longuement. C'est un débat.

Le nom de Micha AVERITCHEV m'a été proposé par S SCHAEFFER.

Le coach messin venu d'URSS, a effectivement coaché cinq sprinters figurant dans le top  tous temps, dont une  cadette-juniore  qui a ensuite rejoint Nancy et HAZO pour faire 11.91 en junior 2, chrono jamais dépassé par TRIVEILLOT mais chrono qui est toujours 6° perf lorraine tous temps  depuis ....1987

Les seniors KOFFI et ZORGUI ont aussi eu Averitchev et Hazo parmi les coachs successsifs qu'ils ont consommés en Lorraine et hors ligue.

Viviane SILDILLIA  et Eric GROSJEAN ont fait pendant  un temps plus long appel à Averitchev pour établir leurs pb en sprint court/11.49/23.70/ pour VIVIANE  sous des couleurs alsaciennes, en sprint long pour Eric/48.03 au 400/ qui avait été formé à Forbach par P SCHULER

Il n'est hélas plus possible d'interroger  MICHA aujourd'hui puisqu'il est décédé.

En demi fond certains athlètes phares comme TAHRI ont fait appel  à des coachs experts non lorrains, d'autres signifiants majeurs TIJOU/BOROWSKI et même BAGY en fin de carrière, se sont entraînés  seuls comme... les athlètes LABRIDY/RAGNI/DAL BON/HOZE/FABIANI  pendant tout ou partie de leur carrière

Bien des coaches expérimentent en effet  sur eux mêmes leurs méthodes, pour les tester ou bien parce que leur désir de coach est plus fort que leur désir d'athlète ?

IL faut donc faire  des choix pour constituer un hall of fame; des choix  qui mêlent des arguments techniques et affectifs, qui ne peuvent donc  pas émaner d'une seule subjectivité et  qui pourront faire débat... sur ce blog

En demi fond  je vois  en priorité HABEMONT/BASTIEN  et j'en ai   d'autres  en tête et dans le cœur  mais... l'ami POITEL ne comprendrait pas que je les propose avant Robert  LEMAIRE et je ne lui donne pas tort.

Michel  m'a aussi déjà signalé de ne pas oublier M THOMAS dans les généralistes...  donc je vais avoir besoin d'aide pour choisir des priorités sans m'attirer les foudres de Simonet,  Nicolaeff, Duchène  qui ont des avis encore différents du mien ou de Poitel sur les coaches demi fond à honorer...

MÉTHODOLOGIE DE LA SÉLECTION

1/ Je consulte  les tops des meilleurs athlètes lorrains tous temps
2/ Je note les noms des coaches des athlètes à partir de la catégorie espoir car un cadet- junior qui figure dans le top des 20 MEILLEURS LORRAINS de tous les temps, et qui n'a donc pas progressé ensuite, ne valide pas toujours  une démarche de coach ; je  retiens en priorité les noms qui apparaissent plusieurs fois
3/ je vérifie que la relation entraîneur entraîné a duré, non pas 19 ans comme Thiébaut- Habémont ou 12 ans comme Labridy- Rouyer, mais plusieurs saisons, au moins deux.
4/ je soumets ma subjectivité  à celles de coaches proches et à vos observations critiques comme je viens de le faire pour les noms sus cités.

5/les coaches en début de carrière  comme RAPHAEL PIOLANTI/NICOLAS JEUDY/ FRED FABIANI  qui ont  longuement fait progresser en espoir et senior   une  recordwoman de lorraine du 800  ou qui ont accompagné moins longtemps plusieurs espoirs seniors classés dans les tops tous temps, ne sont pas exclus,  HOZE a démontré que la valeur n'attend pas le nombre des années . Vous pouvez me les proposer./

6/ Pour les coaches FORMATEURS de cadets juniors qui ont progressé en espoirs seniors  avec d'autres coaches dans le top tous temps, il me faudra aussi de l'aide pour  créer une catégorie avec d'autres noms que ceux de l'ami TERNET


POUR DIDI, je l'ai longuement côtoyé donc je connais sa démarche et j'ai suivi  les progrès et les difficultés de certains de ses entraînés; il est plus à mon sens prof, éducateur, que coach..... J'ai entendu les arguments de ceux qui me disent que sa situation de prof à la fac du sport et de coach du plus grand club lorrain ont favorisé sa réussite

NANCY accepte toutes les candidatures de coach, qu'elles viennent de Thaon, Seremange, Sarreguemines, Grenoble ou....  AIX
Habémont,Fabiani,Voisin, Dupré ont aussi décidé d'aller vers les PTTN, d'autres coachs ont décidé de quitter les PTTN

Chaque coach choisit sa trajectoire....
ROUYER n'a pas fréquenté la fac du sport, ni les  juniors comme KAMARA ni les seniors comme Yves GROSSE ou K EBOUABA ou  F SILLAH ou CELIA  MONTFERRAN  et d'autres qui ont fait un temps appel aux services de  DIDI....... pour une ou 15 SAISONS

Le   mois dernier DIDI  m'a invité à dîner et je l'ai interrogé longuement découvrant des infos que j'ignorais. Je lui ai demandé un texte pour être certain de ne pas trop interpréter ses paroles.

Je vous livre ici le texte in extenso sans changer une virgule et sans commentaire MAIS les vôtres sont les bienvenus.  En rouge les  11 athlètes du top lorrain tous temps, dont 10 espoirs seniors, coachés par DIDI, (les listes des tops tous temps sont sur ce blog  avec des noms de coaches à compléter, merci de votre aide)   




LOUIS-FELIX LABRIDY, ENTRAINEUR D'ATHLÉTISME, PARCOURS


Je fais partie d'une famille de sportifs, connue pour cette raison à la Martinique, mon île natale. Mon frère aîné pratiquait plusieurs activités sportives. Il était plus connu comme gardien de but du club de Fort-de-France qui a toujours été le notre, le GOOD LUCK, et pendant de nombreuses années comme « goal » de la sélection de la Martinique qui jouait dans toute la Caraïbe. Tony, c'était son prénom, était aussi athlète et basketteur : 53 dans les années 40 au 400 m et recordman de la Martinique du saut à la perche : 3, m 40 juste après la guerre (perche en bambou et fosse de réception en sable, à peine surélevée.

Il n'était pas rare que dans la même journée du dimanche, il fasse une compétition d'athlétisme le matin, un match de football l'après-midi et un match de basket en « nocturne », le soir.

Le complexe sportif de Fort-de-France comptait dans la grande promenade de Fort-de-France « LA SAVANE » :

 une maison des sports où se pratiquaient la gymnastique aux agrès, l'escrime, l'haltérophilie,

 un terrain de basket,

 un terrain de volley,

 une piste de 250 m,

 un sautoir en hauteur.

Tout cet équipement près du boulevard qui longe la baie de Forte-de-France qu'on appelle la « JETÉE ». Lors des manifestations sportives le public était sur les installations dans un désordre bon enfant, avec la musique d'une fanfare militaire.

Outre Tony, plusieurs de mes sœurs ont pratiqué le sprint, le saut en hauteur, et le basket au Good Luck ». Mon frère aîné était employé de banque, puis enseignant d'éducation physique dans un collège privé. Mes sœurs étaient lycéennes et sont devenues par la suite employées dans diverses administrations (contributions, hygiène scolaire, enseignantes).

Un autre de mes frères, plus jeune, a été aussi footballeur, les deux frères jouant au Good Luck et à la sélection martiniquaise. Après deux ans comme instituteur, il est venu poursuivre ses études à Talence où il a été par la suite enseignant au CREPS. J'étais donc baigné dans le sport, ce qui ne plaisait pas forcément de mes parents qui trouvaient que j'en faisais trop (gardien de but au foot, basketteur et athlète) et qui auraient voulu que je consacre plus de mon temps libre aux études.

J'ai fait mes débuts comme « goal » vers 10, 11 ans. Est venu s'ajouter à cette pratique le basket (au Good luck) vers l'âge de 13-14 ans. Je n'ai pu participer à mon premier match de basket prévu. Mon père, ayant « décidé » de partir pour un autre monde précisément ce jour là. Je me suis rattrapé puisque j'ai fait plusieurs championnats et que j'étais intégré à la sélection de la Martinique pour jouer contre les autres îles de la Caraïbe, Guadeloupe, Trinidad, Porto-Rico. J'ai même eu la difficile tâche de jouer en défense Homme à Homme contre PACHIM VICENS, un Porto-Ricain considéré à Rome comme le meilleur joueur du monde. Pour ce qui est de l'athlétisme, je l'ai découvert lors de ma période scolaire au Lycée Schoelcher de Fort-de-France, sprint et saut en hauteur dans la cour en asphalte du lycée. En cours d'éducation physique, je franchissais 1,80 sans marques et sans préparation particulière à l'âge de 15-16 ans. C'était la fin du saut en rouleau costal ou californien (Dumat, 2,18 m) et le début du ventral (John THOMAS, 2,20 m). Dans cette cour en asphalte où les montants de saut en hauteur étaient constitués de deux tubes fixés au sol et percés de trous pour graduer les hauteurs, il arrivait que les alizés y « jouent de l'orgue ». Je considérais l'athlétisme comme un jeu où entre les cours, on se livrait à des défis dont l'enjeu était un coca à la buvette du « bahut ».

De ce fait, je n'ai jamais jugé utile de confier ma formation à un entraîneur quelconque pour ce qui était avant tout un jeu. Je m'amusais comme un artiste à sauter avec grâce au milieu d'un public qui faisait un cercle tout autour du sautoir, sur cette fameuse « savane ». Par la suite, à la demande de mon frère Tony, j'ai fait des compétitions, ce qui m'a donné l'occasion de remporter le titre de champion de la Martinique du saut en hauteur, devant mon ami Robert Saint-Rose (Titi), excusez du peu !

Arrivé en métropole, incorporé aussitôt, sursis résilié pour cause de guerre d'Algérie.

Reprise des études au CREPS de Voiron en 1963. Je fais la connaissance d'athlètes d'Aix- les-Bains (Pierre CARAZ, coach de Le Maitre), Robert Bogey, Combet (international au marteau),

Husson (marteau), Anyamah (décathlon). Je participe à tous les interclubs de 1963 à 1976 (hauteur, 400, 4X400 m). Entretemps j'intègre l'ENSEP où au contact de Bernard Castang, je fais du décathlon (6 800 points, 10,8 aux 100 m, 1,95 en hauteur, 50 aux 400 m). Je cotoie des entraîneurs : A. Daniel, R. Prost, M. Houvion, Vaussenat...). Je fais des stages nationaux et internationaux avec René-Jean Monneret. Je n'ai jamais eu de coach attitré. Je rencontre sur le stade, Bambuck, Madubost, Pani, Firca, H. Elliot, R. Poirier, A. Hébrard, Brouzet, Acambray....

Je deviens en 1967, Champion de France Universitaire, 6e français au bilan, la même année, je suis nommé à l'IREP de Nancy.

Je quitte le club d'Aix en 1976 et me dirige vers le managérat de Basket-ball, cheminots de Nancy, tout en recrutant des athlètes pour le CAN (club d'athlétisme de Nancy) et en les entraînant dans le cadre de l'Association sportive de l'IREP. En 1981, je suis entraîneur de BB à Vandoeuvre-les-Nancy (N3) puis je me consacre définitivement à l'athlétisme et j'adhère au NAEC comme entraîneur et je prends part à la « négociation » pour la fusion NAEC-ASPTT.

Pendant ma période d'activités d'enseignant à la Faculté du Sport, j'ai formé et perfectionné beaucoup d'athlètes masculin et féminin : P. Ragni, Jo Spiegel, Bombarde, Argenton, Bastien (1,50 au 800), Onwanlélé (2,14 en hauteur), P. Rapenne (3,42 au 1500 m), C. Becker (hauteur), C. Pierrot-Brige,C. Spetael, P. Pierrot, A. Mertz, L. Baudouin.

Audrey Rouyer, découverte à 12 ans et que j'ai entraînée pendant 12 ans. D'autres étudiants de la Faculté, P. Cabirol (25 au 200), M. Jacquiert (12 au 100), J. Chrétien-Lombard (12,1 au 100)...

Audrey Rouyer aurait pu aller très loin (50/51 au 400), si la volonté et la combativité dont elle faisait preuve en compétition s'étaient retrouvées en dehors du stade. J'ai formé avec Célia une association de plus de 15 ans et qui dure encore. Elle est capable de bâtir elle-même son programme d'entraînement mais pour bien travailler elle a besoin de temps en temps de la vision son coach.

La pratique en tant que « coach » m'intéresse toujours et même si je mets mon expérience au service des débutants de niveau moyen, j'éprouve de la satisfaction (non de la fierté) lorsque les performances arrivent comme dans le cas de Dior ou d'autres comme Aurélie Venturin (1,70 hauteur minime).

Je n'ai pas assez de certitude pour prodiguer des conseils à qui que ce soit, mais je suis toujours prêt à confronter des points de vue avec d'autres entraîneurs. Je dirais seulement pour que l'athlétisme soit un milieu où l'on trouve de la convivialité et du plaisir : « l'esprit de club oui, l'esprit de clocher, non. »



Louis-Félix Labridy, 26 mai 2010

jeudi, juillet 22, 2010

Pourquoi je ne vais pas à Barcelone

LE PHALLUS SAIT POURQUOI mais devant l'avalanche de questions, interrogations, reproches, je veux bien engager le débat.
Imaad n'est pas certain de courir et si on le titularise ce n'est pas Hallay qui fera une perf ou une contre perf, c'est le relais 4X100 dont je ne suis pas le coach, ni le responsable.

Je suis le coach du phallus, pas son supporter.

Un relais doit être préparé par un seul discours, la tâche de CLARICO et CURSAZ est assez compliquée par les interventions supérieures et les problèmes de sélection-préparation des athlète pour ne pas ajouter in fine une cacophonie inutile, car il est clair que je suis loin de partager la manière dont la ffa gère ce 4X100 inoui qui mériterait un travail d'accompagnement inédit.

Ce 4X100 est en effet porteur de bien plus que des chronos records ou des places sur des podiums internationaux. PORTEUR du signifiant FRANCE il a une dimension symbolique qui pourrait servir les intérêts de toute la FFA voire de tout le MJS.

J'ai énormément donné ces derniers mois à Imaad et à l'athlé, trop, et ce trop ne me concerne pas exclusivement, ni prioritairement, je dois lever le pied, pour conserver un équilibre personnel, familial, qui est l'atout principal de tout coach.

Imaad va certainement prendre la décision de TENTER DE FAIRE DU HAUT NIVEAU après avoir décidé de passer de l'athlé loisir à l'athlé perf. Il va devoir voyager et concourir seul, sans coach, sans partenaire du clan, et cela nécéssite un apprentissage...

IMAAD n'est pas encore professionnalisé, moi non plus, donc nous n'avons pas la structure de prise en charge financière des déplacements du coach. Tous mes frais de déplacements et hébergement ont toujours été pris en charge par mes employeurs (ffa, ligue, clubs des athlètes). Je ne peux pas inaugurer un nouveau mode de fonctionnement à l'heure où nous cherchons au contraire à nous professionnaliser davantage.

J'ai visité plusieurs fois BARCELONE à mes frais, j'y retournerai sans doute mais je ne voudrais pas que IMAAD pense que c'est avec lui que je désire partir en vacances ou aller voir des spectacles y compris sportifs.

Avec lui je ne me déplace que pour faire mon job de coach donc à ses frais ou ceux de son club ou ceux du peps pour les stages peps. Si je me déplace à mes frais, je ne suis plus coach pro, je suis coach loisir ou touriste ou supporter, je n'ai plus la même place, le même effet; c'est aussi pour cette raison que je demande aux athlètes que je coache d'utiliser le voussoiement alors que tous les autres athlètes me tutoient, sans que cela me gêne.

DERNIER ELEMENT

Je ne pense pas que le jour de la compétition soit le jour du coach, ce jour appartient à l'athlète ; je parle en coach courses, c'est peut être techniquement différent en concours... mais psychologiquement c'est à l'athlète de décider.

Je suis omniprésent à l'entraînement, où nous mentalisons énormément pour préparer la compet mais le jour de la compétition, j'interviens peu, je le regarde beaucoup, il faut qu'il croise mon regard s'il le cherche, je regarde aussi les adversaires, je mesure où ils posent leurs pieds et quand l'info est favorable à Imaad je lui transmets, je chronomètre les temps intermédaires, je masse Imaad s'il me le demande, je le laisse seul à l'échauffement parfois, je répète des consignes mais basiques, tu n'oublies pas de sauter pour que les fibres rapides restent éveillées, je ne suis là qu'en cas de coup de tabac quand il faut l'emmener à l'infirmerie avant une finale france elite et... POUR L'ACCUEILLIR avec une explication si le résultat n'est pas satisfaisant, avec de l'émotion s'il l'est.

LES COACHS se font surtout plaisir à eux mêmes en compétition... c'est agréable d'accompagner les athlètes alors j'attends que IMAAD PARTICIPE INDIVIDUELLEMENT pour avoir une raison professionnelle de prendre du plaisir à l'accompagner.

jeudi, juin 24, 2010

Hall of fame sprint haies : Yves Hazo

Pour ouvrir le hall of fame SPRINT-HAIES, j'ai choisi YVES HAZO

Dans sa présentation il cite deux athlètes, dont une classée  dans les tops sprint haies, mais vous retrouverez souvent son nom associé à la carrière des meilleurs lorrains.

Comme YVES le souligne, il a formé peu d'athlètes, sur le modèle du junior à 10.7 qui en est resté là, mais il  en a perfectionné beaucoup permettant  à des athlètes détectés en cad junior dans leur club, de progresser en espoir et sénior

C'est avec lui que CERIL le recordman de lorraine du 100 a couru en 10.43, en 1994 à 25 ans, chrono jamais atteint avec ses coaches successifs, antillais et américains, en partant de 10.68 en junior.

C'est avec lui que Fodday SILLAH formé jusqu'en cadet en Sierra Léone par DUFOUR, accompagné en France en junior par BARTHEL, a réussi ses pb à 20 ans mais hélas en est resté là.( 10.61/21.01/46.64)

YVES a  conseillé de nombreux sprinters lorrains de talent, apportant son concours par exemple à
Michel Thomas responsable du lycée sports études de Bar le duc fréquenté par les juniors ERIC GUY et MC CAZIER
ou à Sylvain Gonigam,  père et coach des deux jumeaux magnifiques

Au centre d'entraînement du creps, il a attiré par son charisme des sprinters  lorrains qui l'ont choisi comme coach perso à l'exemple de Faouzi Zorgui formé par AVERITCHEV (qui détiendrait le rl du 400 indoor en 47.13......s'il avait opté plus tôt pour la nationalité français )

Yves a attiré  par son charisme en LORRAINE des sprinters non lorrains comme CERIL ou DUFERNEZ  et il a fait revenir pour une saison la reine MC CAZIER 

Ensuite il a coaché en BRETAGNE et aux Antilles d'autres talents comme celui de  Patricia GIRARD mais toujours pendant des interim, succédant à un coach et transmettant à un autre.

 YVES pour cette raison n'a pas voulu s'approprier de résultats en citant des noms ....Je n'en dirai donc pas plus pour lui et je lui cède la parole.




J’ai découvert l’athlétisme grâce à mon professeur d’éducation physique en 5ème au lycée de Vannes(56), Monsieur Corvellec qui était un pratiquant lui-même et qui m’a communiqué sa passion pour ce sport. Il m'a fait participer pour la première fois à un triathlon(OSSU) où j’ai découvert le lancer poids et le saut en hauteur, en sachant que le 60 m était déjà ma distance de prédilection. Ensuite monsieur Corvellec m’a accompagné, à un des clubs locaux le véloce Vannetais (VVUS). Par la suite j’ai été pris en main par Gilbert Rozo (champion de Bretagne du 800 m et basketteur de bon niveau régional). Celui-ci a axé ma préparation et surtout ma formation sur l’endurance, en me faisant découvrir un travail varié, et les bases de l’effort de longue durée. Comme c’était ce qu’il connaissait de mieux il a voulu faire de moi un coureur de 800 m. J’ai donc fait du 300 m en cadet (cela existait déjà) et une approche du demi fond avec le 1000m. J'ai donc préparé en junior le 800m et stupeur le 19 mai 1963(le jour de la saint Yves) à Auray( Morbihan), je réalise 2'4'' au 800m, dégouté je m'inscris au 100 m et je réalise contre toute attente et sans préparation spécifique 10''8( je suis obligé de rappeler que c'était sur une cendrée). Cette performance me donnera envie de faire du sprint, même si je réalise la même année 1'59''8 au 800 et 2'39''8 au kilomètre en fin de saison. La même année je réussis l'entrée au CREPS de Nancy pour y préparer la maitrise d'éducation physique. A Nancy je signe au CA Nancy et je m'entraine avec Gilbert Varlot, entraineur éclectique. Avec lui je répète une quantité de fois 11'' sans jamais battre mon record personnel.

De cette période vient ma volonté d'entrainer. Je débute mon métier de Maître d'éducation physique, au collège d'Essey les Nancy. Avec les conseils bienveillants de Gilbert je prends le temps de comprendre et de me lancer dans le métier d'entraîneur. Le premier athlète qui bat mon record s'appelle
« Battu »ce n'est pas banal pour un sportif, il réalise 10''7 en junior et devient le premier athlète formé dans ma structure club. Ensuite c'est l'intégration à la jeunesse et sports comme CTD en Meurthe et Moselle grâce à Serge Bord avec qui je vais faire un long chemin fructueux qui m'amènera de CTR à entraineur National. Cette expérience sur le « tas » a été complétée par des formations au sein de la FFA avec la réussite aux diplômes de 3eme degré courses, sauts et lancers. Je ne citerai pas de performances d'athlètes issus de mon groupe d'entrainement car beaucoup ont été formés ailleurs. Néanmoins je souhaiterais mettre en évidence le travail effectué avec Corinne Grimont Bédard, spécialisée au saut en longueur et qui se reconvertira tardivement au 100m haies. Après quelques années de travail elle réalise 13''16 au 100m haies l'année des JO de Barcelonne, sans pour cela se qualifier. Elle y découvre des motivations qui seront stoppées par une grave blessure au saut en longueur. De cette période, je retiens la volonté de structurer la Région en participant à la création, de 3 sections « sports étude », Bar le duc, Remiremonrt et Sarrebourg. Celles-ci ont participé à la formation d'une génération d'athlètes Lorrains exceptionnelle: C'était l'époque des Thiébaut, Cazier, Brige, Gonigam, Marquant, Piolanti, Grimont, ETC...En 1984 nous ouvrons au CREPS de Nancy le premier centre d'entraînement décentralisé. Le but est de continuer le travail initié au sein des clubs et des sports études et ainsi permettre l'éclosion de la génération des athlètes cités plus haut. Je ne souhaite citer aucune autre performance (à part celle de Corinne). Je considère que l'entraîneur doit toujours être à l'écoute afin de canaliser les options prises par l'athlète et ne jamais se mettre en avant. Les résultats appartiennent aux athlètes et l'entraîneur doit être plus présent lorsque ceux ci ne sont pas conformes aux attentes. J'ai terminé ma carrière professionnelle en Guadeloupe(10ans) où j'ai continué à entraîner jusque au 1er mars 2007. Là aussi j'ai constaté que les problématiques structurelles, freinatrices des réussites étaient les mêmes que celles rencontrées sous nos latitudes moins clémentes.

Donner des conseils cela fait vieux patriarche que je ne serai jamais, néanmoins je souhaite dire:

 que le métier d'entraîneur(même bénévole) est un métier, passionnant car il vous renvoie toujours à votre jeunesse et vous permet de mieux comprendre l'autre.

 En temps qu'entraîneur il me semble souhaitable pour être efficient de laisser la plus grande part de nos actions à la création sans quoi rien n'est possible. Planifier bien entendu, il faut connaître le chemin, mais on peut créer tardivement la séance et pourquoi pas dans l'action afin de profiter au maximum, des circonstances, de l'instant (l'athlète, le contexte extérieur du jour, de votre sensibilité du moment, Etc..). Par contre il est indispensable de ne jamais oublier de noter à postériori ce qui a fait le bien fondé de cette séance. C'est la séance qui compte pas l'enchaînement de celles ci. Une séance réussie peut modifier toute une programmation même la plus aboutie possible.

Je terminerai en formulant le souhait que soit mise en place rapidement une politique volontariste de professionnalisation de notre encadrement technique. Les athlètes et leur progression qui sont nos préoccupations permanentes doivent être pris en charge au mieux afin de concrétiser leur projet. L'athlète est notre seul centre d'intérêt.

Charmes le 4 juin 2010 Yves Hazo

vendredi, juin 04, 2010

La relation entraîneur-athlète

JJ   BEHM m'a demandé un commentaire sur un exposé de Vadim Zelichenok (Russie) au cours du colloque the winning difference

Je vous livre en substance les principales idées de l'intervention du coach et ex dtn. Nous pourrons discuter le point de vue de cet auteur et des autres intervenants lors d'un prochain stage PEPS puisque je ne peux plus vous les transmettre en réunions ETR.

J'ai surligné en rouge celles qui servent de support à mes commentaires personnels.




Chers collègues,


 Est-il possible de combiner les performances des jeunes et des juniors avec une carrière d’athlète de haut niveau ?

 Quel est le meilleur âge pour commencer un entraînement athlétique sérieux et quel est le principe de préparation, c'est-à-dire quelle méthode est la meilleure, soit la spécialisation, soit commencer par les épreuves combinées ?

 Quand est-il judicieux de commencer la préparation technique ?

 Les athlètes doivent-ils changer d’entraîneur ou vaut-il mieux que ce soit toujours le même entraîneur qui s’occupe du même athlète ?


Lors de mon intervention, j’aborderai les sujets suivants :

1. les différentes combinaison du couple « entraîneur – athlète », lorsque la performance de haut est accomplie

2. les différents aspects de l’entraînement et des compétitions pour les athlètes du top mondial



J’aimerais revenir sur notre passé récent et vous rappeler le système de préparation des athlètes qui existait en république démocratique allemande. En principe la RDA avait pris le système russe comme base de fonctionnement, puis ils l’ont amélioré et, ce qui est le plus important, l’ont strictement appliqué. Je pense que ce système était pratiquement idéal du point de vue organisationnel, même s’il a été excessif. J’aimerais vous rappeler brièvement ce que cela signifie :

A l’âge de 10-13 ans les futurs athlètes étaient entraînés dans des centres d’entraînement qui existaient partout dans le pays. Lors des 3 premières années, les enfants étaient entraînés selon un programme, élaboré et approuvé par le Conseil Suprême des sports de RDA, sans aucune spécialisation dans aucune des épreuves concrètes de l’athlétisme, ni dans aucun groupe d’épreuves. Tous les six mois, on organisait des sessions de tests, ce qui entraînait l’exclusion des athlètes n’ayant pas obtenu un nombre de points suffisant, mais ces enfants pouvaient rejoindre des groupes de fitness et revenir dans les centres d’entraînement plus tard ou rejoindre d’autres sports. Les athlètes qui réussissaient à suivre le programme étaient promus dans des classes sportives qui étaient le niveau suivant de la préparation. Ces classes sportives opéraient en liaison avec les clubs sportifs. Un certain nombre de ces athlètes, pas plus de 20-25%, ne sortaient pas de ces centres de préparation.

Les entraîneurs qui travaillaient dans les centres d’entraînement, par contrat, ne devaient pas prévoir de suivre la préparation de leurs athlètes jusqu’au haut niveau. Habituellement, c’étaient des enseignants ou des athlètes qui complétaient leur carrière sportive, ils faisaient cela pour gagner un peu d’argent. Leur tâche consistait à suivre strictement et fidèlement le programme de préparation général, ce qui excluait pratiquement toute créativité à ce niveau de la préparation.

Le salaire de ces entraîneurs dépendait du nombre d’athlètes qui seraient promus au second niveau de préparation, c'est-à-dire dans les classes sportives. Plus il y avait d’athlètes qui atteignaient le niveau suivant, plus le salaire de l’entraîneur était élevé. S’ils le souhaitaient, ces entraîneurs pouvaient entrer dans les classes sportives, après avoir passé les examens adéquats.

Le salaire du staff d’encadrement des centres d’entraînement était également déterminé par le nombre total d’athlètes atteignant le niveau supérieur. Donc, les dirigeants surveillaient de près l’application des programmes de préparation.

La préparation en classe sportive durait réglementairement 6 ans. Les athlètes devaient rester sur le campus, la classe sportive se chargeant également de leur éducation. Leur emploi du temps était préparé de telle sorte que les cours scolaires se calquait sur les programmes d’entraînement, et leur nombre était de 10 à 12 séances par semaine.

Lors des trois premières années de la classe sportive, les athlètes entraient dans un groupe de spécialité (course de sprint et de haies, course de moyenne et longue distance, sauts, lancers, épreuves combinées). Autant que je sache la spécialisation fine commençait immédiatement au saut à la perche et à la marche.

Ensuite, la spécialisation à une seule épreuve commençait vers 16-17 ans. A ce niveau de préparation les entraîneurs de clubs de meilleur niveau rejoignaient le processus d’entraînement et prenaient en charge les meilleurs athlètes.

Les programmes d’entraînement étaient également élaborés et approuvés par le Conseil Suprême des sports, mais ils n’étaient pas aussi stricts que dans les centres d’entraînement. A chacun des niveaux suivants de la préparation, les entraîneurs avaient plus de liberté dans les plans d’entraînement, suivant tout de même quelques principes édictés. Ils étaient obligés de mettre en place un certain nombre de séances d’entraînement et une certaine charge horaire de travail.

Il était de règle que lors des 1 à 2 dernières années d’étude dans les classes sportives, les meilleurs athlètes étaient sélectionnés en équipe nationale junior de RDA et réalisaient alors fréquemment dès 17-19 ans des performances de niveau mondial. Je n’aborderai pas la question de la préparation pharmaceutique de ces athlètes, mais le fait est un fait : plusieurs athlètes de RDA, qui réalisèrent des performances de niveau mondial en junior, puis devinrent les leaders de l’athlétisme mondial, et restèrent au top mondial pendant 10 à 12 ans, rejoignant ensuite l’équipe nationale de l’Allemagne réunifiée. Certains d’entre eux participèrent aux jeux olympiques d’Athènes et aux championnats du Monde d’Helsinki. Je ne veux pas vous faire perdre votre temps en vous nommant des athlètes que tout le monde connaît.

Il est vrai qu’il y a eu quelques ratés à ce niveau de préparation, plusieurs athlètes de RDA, vainqueurs dans championnats du Monde et des championnats d’Europe Juniors, ne réussirent pas à maintenir leur niveau quand ils arrivèrent dans les compétitions seniors. Par exemple, l’équipe nationale de RDA remporta 21 médailles d’or , soit plus de la moitié des médailles mises en jeu des championnats d’Europe Juniors en 1981. Mais si je devais vous faire la liste de ces athlètes champions, vous ne vous rappeleriez pas qui ils étaient à l’exception de deux d’entre eux (Heike Dreschler, et Uwe Honh.

Il y avait un entraîneur chef responsable dans chaque groupe d’épreuves en charge de l’équipe nationale junior. L’un des entraîneurs était salarié en tant qu’entraîneur chef, responsable d’une spécialité. Ce groupe d’experts travaillaient de manière permanente pendant plusieurs années et ils étaient de véritables experts, des experts de haut niveau. Par exemple, trois entraîneurs chefs de l’équipe nationale junior de RDA sont aujourd’hui encore entraîneurs nationaux de la fédération allemande d’athlétisme. Je les ai vus lors des derniers championnats du Monde et d’Europe Junior.

Retournons aux entraîneurs des classes sportives. L’évaluation de leur travail,et, par conséquent leur salaire dépendaient de deux facteurs : le premier, comme dans les centres d’entraînement, le suivi strict des programmes d’entraînement et les efforts faits pour qu’autant d’athlètes que possible soient admis au niveau supérieur – le second. Le niveau de performance des meilleurs athlètes dans les compétitions internationales étaient également évalué.

Il était de règle que, environ 80% des athlètes, qui avaient réussi à atteindre les classes sportives, rejoignaient ensuite la préparation au sport de haut niveau en RDA – dans les centres d’entraînement, qui servaient de base à l’équipe nationale. Les entraîneurs des classes sportives, s’ils le souhaitaient, pouvaient intégrer un club, après avoir passé les examens adéquats. Mais ces cas étaient rares, c’était pratiquement le même groupe d’entraîneurs chefs et d’entraîneurs assistants qui étaient en charge de l’équipe nationale.

Pourquoi ai-je voulu vous rappeler les points principaux de ce système ? Le fait est que de mon points de vue, c’est logistiquement le meilleur. Une autre chose est que cela nécessite un programme gouvernemental sérieux, un financement adapté, la discipline et la mentalité allemandes
Il y a eu des tentatives dans bien des pays socialistes pour mettre en place ce genre de système, mais il n’a jamais fonctionné aussi efficacement dans aucun autre pays qu’en RDA. Vous le savez tous très bien. Je suis sûr que ce système est impossible à mettre en place dans un grand pays, car il est très difficile de pouvoir assurer les mêmes conditions de préparation dans chaque région et il est aussi très difficile de contrôler le suivi des programmes.

Considérons des exemples spécifiques, dans ce système ou non, lorsque le changement d’entraîneur est forcé. J’aimerais vous donner des exemples de différentes combinaisons de la relation « entraîneur – athlète », qui ne concerneront que le niveau mondial. Bien sûr tous mes exemples seront basés sur ce qui se passe en Russie ou dans l’ancienne URSS.

Dans la plupart des cas, les athlètes de niveau mondial de Russie ou des pays faisant auparavant partie de l’URSS, continuent à fonctionner de la même manière. Ils commencent donc à s’entraîner vers l’âge de 10-12 ans ou rejoignent l’athlétisme après deux ou trois d’un autre sport. Ils se sont entraînés sous la direction d’un, au maximum deux entraîneurs jusqu’à la fin de la catégorie junior. Lorsque j’étais responsable de l’équipe nationale junior, j’ai toujours insisté pour que, dans la mesure du possible, les athlètes ne changent d’entraîneur qu’en senior, aux environs de 20 ans. Dans le même temps nous organisions des camps d’entraînement pour les équipes nationales juniors et les seniors conjointement au moins 2 à 3 fois par an. Cela permettait aux jeunes athlètes, d’un côté, de profiter de l’expérience de leurs collègues plus matures et plus forts, et d’un autre côté, les entraîneurs de l’équipe nationale prenaient contact avec ces athlètes et leurs entraîneurs qui étaient susceptibles d’intégrer l’équipe nationale dans les années à venir. Je pense qu’au moins 70 à 80% des meilleurs athlètes de Russie et de l’ex URSS sont passés par cette procédure et je ne vous donnerai pas d’exemple précis tant leur nombre est grand. Je pense que ce genre de pratique est très usité dans bon nombre de pays. Je préfère vous donner les exemples de ce qui ne sont pas passés par ce schéma.

Je souhaiterai commencer par les exemples qui concernent les athlètes qui ont commencé leur carrière avec un entraîneur et ont atteint avec lui leur meilleure performance. C’était le cas (et je suis sûr que ce ne sont pas les seuls) d’Elena Isinbaeva avec son entraîneur Evgeny Trofimov, Svetlana Feofanova et Evgeny Bondarenko. Dans le même genre nous avons Radion Gataullin et son entraîneur Valery Kogan, Liudmila Galkina et Svetlana Khoziasheva.

Parmi les exceptions nous avons le cas de Serguei Bubka et Maxim Tarasov. Ils ont eu deux entraîneurs principaux chacun (je ne mentionne pas les autres spécialistes qui les ont aidé dans les domaines de la gymnastique et des acrobaties, même si leur rôle a été très important).

Parlons de Serguei Bubka. Il a commencé à s’entraîné avec Vitaly Petrov, quand il était enfant, il remporte les jeux olympiques et les championnats du Monde, bat plusieurs records du Monde, mais en 1990 ils se séparent. Serguei commence alors à s’entraîner avec Evgeny Volobuev et ils remportent 4 titres de champion du Monde et améliorent son record du Monde plusieurs fois. Je pense que vous serez tous d’accord pour dire que c’est Vitaly Petrov qui a fait Bubka, qui a fait de lui un athlète qui a été admiré par le monde entier. J’ai eu l’occasion de parler avec Serguei il y a peu de temps et il m’a dit « j’ai été très chanceux de trouver Vitaly Petrov, mais il a été aussi chanceux que je l’ai été ». Personnellement je suis très heureux de voir que Serguei et Vitaly sont restés amis/

Maxim Tarasov a suivi la même route. Il remporte l’argent aux championnats du Monde Junior en 1998 avec Aleksey Skuliabin, l’année d’après il devient champion d’Europe Junior et bat le record du Monde Junior – 5m80, qui n’a jamais été amélioré depuis. En 1991, il remporte le bronze au championnat du Monde à Tokyo puis remporte les Jeux Olympiques. Leur collaboration a cessé en 1996 et Maxim commence à s’entraîner avec Boris Volkov, qui était l’assistant de Skuliabin. Comme vous le savez certainement, Maxim continua à remporter des succès avec son nouvel entraîneur, il remporte les championnats du Monde en 1999 et gagne une médaille aux Jeux Olympiques de Sydney, malgré le fait qu’il avait été gravement blessé en 2000. Encore une fois, je répète que je suis convaincu que c’est Aleksey Skuliabin qui a joué le rôle le plus important dans la belle carrière de Maxim, comme c’était le cas pour Petrov et Bubka.

Je suis sûr qu’il existe d’autres exemples, quand un entraîneur mène son athlète au top niveau, mais bien des entraîneurs répète la même erreur, ils ne sentent pas le moment, lorsque leur athlète n’est plus un enfant, ils ont grandi et sont devenus adultes, mais les entraîneurs continuent de les traiter comme des enfants. Il en résulte de fréquents conflits, qui ne sont pas toujours liés à l’entraînement ou la compétition mais à la personnalité des caractères. Si l’entraîneur à la clairvoyance nécessaire pour faire évoluer psychologiquement le style de leur relation, l’union peut se poursuivre positivement.

Malheureusement, il y a plusieurs exemples où les conflits entre l’entraîneur et l’athlète mûr sont très profonds et mène à la rupture. La coopération avec un nouvel entraîneur ne mène pas toujours au succès. Dans cette situation les efforts de l’entraîneur national pour tenter de trouver un compromis entre l’athlète et l’entraîneur est rarement un succès. Dans mon cas, je n’ai que très peu d’exemple où j’ai réussi à trouver un point d’entente entre l’entraîneur et l’athlète, mais pour ceux là, la coopération a pu reprendre après un certain temps.

Un autre type d’exemples. Il y a quelques cas, où les athlètes se sont entraînés à leurs tout début avec leurs parents et ont réussi. Quelquefois, des parents qui avaient été de remarquables athlètes (Ianis Lusis, Alexandr Makarov), mais le plus souvent ils étaient des athlètes très moyens (par exemple, l’entraîneur Vladimir Rybakov et son fils Joroslav, Gennady Kuptsov et sa fille Marina, Galina Shkurlatova et son fils Vitaly, Tatiana Klimenko et son fils Alexandr, etc…)

Une autre pratique commune, est celle des maris, ou moins souvent celle des femmes, qui prennent la responsabilité d’entraîneur personnel. Là différents options sont possibles :

Le plus souvent on voit la coopération entre l’entraîneur et l’athlète muer en relations humaines proches, ils se marient, continuent à travailler ensemble, comme Irina Privalova, Stefka Kostadinova, Gabriela Sabo, Olga Egorova, Olga Kuzenkova, Tatiana Kotova, Jacky Joiner).

On voit également l’athlète s’entraîner avec un entraîneur, remporter des victoires, gagner beaucoup d’argent, et à ce moment le mari, qui n’a rien à voir avec le sport du tout, d’autant moins avec l’athlétisme, décider brusquement de garder tout l’argent dans la famille et devenir l’entraîneur de sa femme. Bien souvent, les connaissances acquises avec le précédent entraîneur, sont suffisantes pour continuer un ou deux ans, puis les résultats chutent. En considération de l’éthique que nous nous devons de respecter, ej ne vous donnerai pas de noms, je vous demande de me croire – il y a eu et il y a des exemples assez nombreux.

Toutefois, ce n’est pas si simple. Je pourrai vous donner deux exemples qui ne rentrent pas dans mes modèles.

Elena Nikolaeva, championne Olympique et championne du Monde. Il y a plus de 10 ans, elle fut une athlète de niveau mondial, elle rompt avec son entraîneur et commence à s’entraîner avec son mari Anatoly, qui entraînait des enfants. Toutefois, Anatoly a été très sérieux envers ses nouvelles responsabilités, sans cela Elena n’aurait pu remporter les Jeux Olympiques. Son autre athlète Vladimir Andreev remporte la médaille de bronze aux Jeux de Sydney, et une jeune athlète Vera Sokolova remporte les championnats du Monde des moins de 18 ans en 2003, et en 2004 remporte l’argent aux championnats du Monde Junior. Maintenant Anatoly est un véritable entraîneur élite de la marche.

Un autre exemple est celui de la célèbre sauteuse en hauteur Inga Babakova qui rompit avec son entraîneur et commença à s’entraîner avec son mari, qui était auparavant navigateur. Malgré cela, il a réussi à la maintenir à sa place dans l’élite mondiale jusqu’à un âge très mature pour une sauteuse en hauteur – 37 ans.

Un autre de ces brillants exemples, nous vient de la natation. Vous vous rappelez tous du nom de Vladimir Salnikov, qui remporta deux médaille d’or aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980. Au milieu des années 80, ses résultats commencèrent à baisser, il rompit alors avec son entraîneur et commença à s’entraîner sous les conseils de sa femme Marina. Je connais très bien Marina, nous avions étudié ensemble à l’université, elle était une honorable coureuse de 400m. Pour parler franchement, je ne sais pas du tout si elle sait nager, mais elle n’a pas eu peur de devenir l’entraîneur du champion olympique, détenteur du record du Monde. Tout le monde était sceptique quant à son projet, mais en 1998 Vladimir remporte les Jeux Olympiques sur 1500m, alors que tout le monde le pensait fini.

Je vous ai donné tous ces exemples pour vous montrer qu’il existe des exceptions dans notre sport, qui ne suivent pas les règles communes établies, mais, ils mènent vers des médailles olympiques, ils ont droit de cité.

Malgré tout, je préfère l’exemple de Svetlana Masterkova. Elle est née et a grandi dans la petite ville de Achinsk en Sibérie dans une famille très modeste. Elle réalisé de très bons résultats dès l’âge de 16 ans, courant le 800m en 2’02. Toutefois, ses performances n’étaient pas stables, elle n’était pas disciplinée. Je peux parler de cela ouvertement, puisque Svetlana n’a pas caché ces faits dans sa biographie. A 20 ans, Svetlana déménage à Moscou, change plusieurs fois d’entraîneur, réalisant parfois de très bonnes performances. Finalement, elle commence à s’entraîner avec Svetlana Styrkina, qui était une athlète de classe mondiale dans les années 70. Un entraîneur de Styrkina, Iakov Elianov, qui avait monté un groupe de coureuses de haut niveau, a assisté à cette coopération. Les résultats de Masterkova s’améliorèrent mais sans aucune stabilité. En 1992, elle fut blessée dans les séries des Jeux Olympiques et en 1993, ayant réalisé la meilleure performance mondiale de la saison, elle ne termine pas la course à cause de la blessure contractée lors des championnats de Russie. Svetlana envisage alors d’arrêter là sa carrière, mais c’est à cette époque qu’elle rencontre son futur mari Asiat Saitov, qui était cycliste professionnel. Asiat a considérablement modifié sa psychologie. Svetlana soigna ses blessures, fut absente une saison, donna naissance à une fille et moins d’un an après elle vint me voir avec son entraîneur et me dit vouloir préparer les Jeux Olympiques d’Atlanta. A cette époque j’étais DTN de l’équipe nationale de Russie et ces années étaient très difficiles car nous manquions cruellement d’argent pour la préparation de nos équipes. Malgré cela, connaissant les capacités de ces deux dames, je crus en leur succès, nous réussîmes à trouver de l’argent pour se préparation et vous connaissez le résultat, elle remporta deux médailles d’or à Atlanta. Je pense, que dans ce cas, les deux médailles peuvent être partagées en trois parts égales : l’un revient à Svetlana, la seconde à son entraîneur et la troisième à son mari, qui n’interféra pas dans le processus d’entraînement mais soutint totalement Svetlana psychologiquement.

Une pratique bien connue est celle de l’athlète mûr, finissant sa carrière sportive et qui devient peu à peu un entraîneur actif. Lorsqu’ils arrêtent la compétition, les athlètes peuvent devenir très rapidement des entraîneurs de très haut niveau. Ekaterina Podkopaeva, Radion Gataullin peuvent servir d’exemple, Ekaterina Kulikova, qui a arrêté la compétition il y a seulement deux ans a mené sa jeune camarade d’entraînement Natalia Antiukh sur le podium olympique. Natalia fut 3ème du 400m à Athènes et remporta l’argent dans le relais 4x400m. Nous pouvons aussi citer Khristo Markov, Linford Cristie et chacun de vous pourrait certainement citer ses propres exemples.

Bien sûr, la situation idéale est celle où le changement d’entraîneur est planifié à l’avance. Yuri Borzakovsky en est un bon exemple. Il s’est entraîné avec Liubov Miroshnichenko lorsqu’il était jeune, mais à partir de 17 ans il a reçu l’aide d’un entraîneur expérimenté Viacheslav Evstratov, participant à l’élaboration de ses plans d’entraînement et à leur mise en application. C’est pourquoi, lorsque Yuriest entré dans le groupe de Viacheslav Evstratov, la transition s’est faite sans peine, ce qu’ont montré les résultats récents de ces dernières années. Dans un cas comme celui-là la tâche du DTN est d’assister le premier entraîneur, qui n’a pas forcé la préparation du jeune athlète, mais l’a entraîné progressivement le menant vers une carrière sportive sérieuse puis a poussé cet athlète entre « de bonnes mains », afin qu’il continue à garder le contrôle et donner un soutien moral à l’entraîneur actuel. La pratique prouve que cette tâche est réaliste.

Malheureusement, il y a aussi des exemples négatifs, pas seulement auprès des jeunes. Il y a de nombreux soit disant spécialistes, qui trouvent différentes formes d’influence sur les athlètes dans le but de pratiquement les garder sous leur joug. J’ai des mentionné le cas des époux et maintenant je vais vous parler de quelque chose de différent. Dans tous les pays, on trouve tout un tas de drôles de types, qui ne souhaitent pas repérer, sélectionner et entraîner leurs propres athlètes, mais sont vraiment très doués pour attirer des athlètes talentueux. Il va sans dire que ces soit disant spécialistes sont très bons psychologues, ils trouvent les bonnes motivations quand ils s’adressent aux athlètes et le font au bon moment. Sauf de rares exceptions, ces changements ne mènent à aucun résultat positif. Tout d’abord, l’entraîneur est sérieusement abusé, et bien souvent il l’oublie. Ensuite, ces nouveaux entraîneurs n’utilisent pas toujours les bonnes méthodes dans leur entraînement.

Je ne tiens pas à vous dire des banalités mais il est évident que lorsque un athlète de haut niveau change d’entraîneur et que ses performances progressent soudainement, la tâche du DTN n’est pas de se réjouir de ces progrès mais d’observer attentivement quelles méthodes ce groupe utilise.

Je me dois d’attirer votre attention sur un certain nombre de plusieurs régularités générales, qui sont communes aux différents sports et la personnalité de la carrière des athlètes de haut niveau.

Premièrement : plusieurs d’entre eux proviennent de familles à faible revenus avec beaucoup d’enfants. J’ai fait l’analyse d’environ une centaine de jeunes athlètes, qui ont intégré l’équipe nationale junior de l’Union Soviétique et je peux vous dire que plus de 60% d’entre eux provenait de la couche de la société mentionnée plus haut. Prenant en compte la morale, je ne vous donnerai pas de noms, mais, croyez moi, plusieurs des athlètes soviétiques et russes qui sont devenus champions olympiques ou champions du Monde ont commencé leur carrière sportive dans des conditions difficiles.

Un autre exemple : il y a deux ans nous avons organisé une rencontre de type Kids Athletics sous l’égide de l’IAAF pour les orphelins. La rencontre a eu lieu sous le patronage et en présence de la championne olympique Irina Privalova et Yuri Borzakovsky. Lors de la conférence de presse qui précédait la compétition Yuri dit qu’il était reconnaissant au sport, qui avait fait de lui un être humain normal. Il dit que certains de ces camarades d’école ou de ces voisins étaient en prison maintenant. Je pense que cette situation est typique dans bien des pays, c’est pourquoi le niveau de responsabilité du premier entraîneur, qui entraîne l’athlète dans sa jeunesse, est très important. Il est le premier responsable de la construction de sa personnalité.

Je comprends bien que dans un certain nombre de pays développés, ayant des facilités pour l’implantation des différents sports, la baisse des résultats de l’équipe nationale survient plus parce que de jeunes garçons et de jeunes filles manquent de motivation pour arriver jusqu’au plus haut niveau. Ils peuvent parfaitement réussir dans bien des domaines que la vie leur propose sans dépenser des efforts tels que le sport professionnel en requière.

Maintenant je souhaiterais passer à la seconde partie de mon exposé, l’analyse des carrières sportives d’un grand groupe d’athlètes de haut niveau dans le monde. En principe cette analyse est relatée dans mon article : « ANALYSE DE LA PRATIQUE DE COMPETITION A LONG TERME DES ATHLETES DE NIVEAU MONDIAL » qui a été publié dans le journal « IAAF New Studies in Athletics » (je souhaite vous rappeler que depuis 2005 ce journal est également publié en langue russe). Je voudrais discuter brièvement de certains points publiés dans cet article et ajouter de nouvelles données, qui sont en relation étroites avec le sujet de mes présentations.

Dans un premier temps, la compétition pour l’obtention d’une médaille dans les compétitions majeures augmente continuellement. Je ne veux pas vous faire perdre votre temps en vous citant des exemples, vous les connaissez tous. Dans cette situation la plupart des athlètes font face aux difficultés en répétant ce qui a fait leur succès.

Il est évident que la question principale de l’athlétisme moderne est la manière de transférer les bonnes performances réalisées en junior au niveau de l’élite mondiale.

L’analyse de la carrière sportive des athlètes qui ont participé aux championnats du Monde Junior à partir de 1986 permette de tirer quelques conclusions :

1. 75 athlète parmi tous les participants des championnats du Monde Juniors sont devenus champions olympiques (42 hommes et 33 femmes), les derniers Jeux Olympiques ayant considérablement allongé cette liste, y ajoutant 19 nouveaux noms.

Ayant analysé la carrière sportive d’un grand nombre d’athlètes de niveau mondial (environ 1500), j’ai défini 4 groupes. Afin de gagner du temps, je ne vous donnerai pas de noms.

Le premier groupe, très représentatif, pour lesquels la carrière sportive peut être définie comme idéale puisque ces athlètes après avoir remporté les championnats du Monde ou le championnat d’Europe Junior devinrent médaillés olympiques ou champion du Monde. Ce groupe compte environ 50 personnes, dans les différentes épreuves de l’athlétisme.

Le second groupe diffère un peu du premier en quantité et en qualité. Il représente les athlètes qui jouèrent un rôle mais pas les principaux dans les championnats du Monde Juniors, réalisant de bons classements ou se qualifiant pour les finales, puis devinrent plus tard des stars de l’athlétisme mondial. Bien souvent ils surpassent en performance les athlètes qui avaient remporté les championnats du Monde Junior.

Le troisième groupe représente les athlètes qui n’ont connu aucun grand succès en junior ou dans leur jeune âge, ne firent parti d’aucune équipe nationale, mais, toutefois, devinrent ensuite des stars. Cette liste, toutefois, est la moins représentative, mais malgré tout, très impressionnante.

Et pour finir, le quatrième groupe représente les athlètes qui furent brillants en junior puis disparurent ou devinrent des athlètes moyens. Je ne citerai pas de noms parce que bien des experts les ont oubliés. Mais je dois vous dire avec regret que leur liste est très longue. L’analyse des championnats du Monde Junior montre qu’environ 60-70% des vainqueurs ou des médaillés n’ont rien gagné de majeur en senior.

Résumons ce qui a été dit, il me semble que nous pouvons énoncer deux conclusions. La première est que, selon l’analyse de la liste des vainqueurs et madaillés des compétitions officielles majeures ayant eu lieu ces dernières années, prouve qu’environ 70% de ces athlètes avaient déjà réalisé de très bonnes performance étant jeunes, prenant les premières (voire la première) places dans les principales compétitions juniors. Cette conclusion est vraie pratiquement de manière égale dans toutes les disciplines de l’athlétisme. Pour la suite de la carrière sportive des futures stars, la place prise dans les championnats juniors est sans importance – premier, second ou huitième ou dixième.

Une autre évidence est que bien des athlètes de haut niveau ayant commencé à remporter des victoires dans les championnats juniors et avant, sont vainqueurs des compétitions majeures pendant deux à trois olympiades, couvrant ainsi une période d’entraînement et de compétition d’environ 20 ans.

Il est donc évident qu’avec un travail de sélection correctement organisé, une préparation bien préparée sur le long terme et des compétitions organisées de manière rationnelle, les bons résultats réalisés par les jeunes n’entrave en rien la carrière à venir et la rend même plus fructueuse et plus longue. Dans le même temps, les athlètes qui atteignent le haut niveau à un âge plutôt mature, ne gardent leur place de leader que pendant 5-6 ans.

Mon opinion est donc qu’il faut commencer l’athlète aussi tôt que possible. L’autre chose est la manière dont on le pratique. De mon point de vue, le programme « Kids Atheltics » de l’IAAF est l’outil idéal pour amener les jeunes à l’athlétisme. Il présente une approche totalement nouvelle à travers les pratiques d’initiation de l’athlétisme.

Je pense que beaucoup d’entre vous connaissent ce programme, c’est pourquoi je souhaite répéter très brièvement les points suivants :

o Ce programme permet de gérer un grand nombre d’enfants (plus de 100 enfants peuvent pratiquer en même temps)

o Ce programme s’appuie sur le principe des relais sous forme de jeu. D’un côté il apporte des émotions fortes et donne le goût de l’entraînement et de la compétition, que l’on a bien souvent du mal à atteindre lorqu’on organise des compétitions avec des épreuves individuelles. D’un autre côté, les enfants commencent par apprendre les bases des différentes disciplines athlétiques.

o Ce programme ne nécessite pas de piste ou de stade couvert, il peut être organisé n’importe où

Autant que je sache, l’IAAF améliore ce programme, cherchant à atteindre les objectifs principaux du Plan Mondial pour l’Athlétisme, qui a pour but de faire de l’athlétisme le sport numéro un des programmes scolaires.

Enfin il devrait permettre d’attirer un plus grand nombre d’enfants vers un entraînement actif et à long terme, qui donnera l’opportunité d’augmenter la détection et la sélection des futures stars de l’athlétisme mondial.

mardi, juin 01, 2010

Hall of fame 2 : Bertrand HOZÉ

FILS DE JEAN MARIE ET NEVEU DE CLAUDE, Bertrand Hozé  illustre parfaitement les théories d'inspirations  diverses qui avancent que les constellations familiales, la place occupée par un sujet dans sa famille,  "explique"  en partie son itinéraire et son destin.

Son roman familial est une saga, c'est à dire un récit à la fois historique propre à susciter une vocation de  prof d'histoire, et mythologique c'est à dire fabuleux et légendaire.

 Bertrand débute en athlé officiellement à 7 ans en 1972,  mais ceux qui ont lu FREUD, c'est son cas, savent  qu'il a toujours été membre de la famille athlé, avant même sa naissance puisque les êtres humains sont inscrits dans le désir d'autres humains.

A  45 ans BERTRAND a bien plus de 38 ans d'expérience en athlé ....

Licencié à l'ASG, SON UNIQUE CLUB y compris  lors du passage par FM de 94 à 97... Sa première licence non ASG est celle  qu'il a prise en 2010 pour présider A2M et l'avenir nous dira si cette séparation est un détachement où si c'est une façon de (re)faire CORPS avec des  ex MEMBRES  d'une saga  guénangeoise  ARCHAÏQUE ......

Son   oncle  CLAUDE en benj minime, VOIRE AVANT,(sic) puis Aloyse Bonne au lycée sport études de Sarrebourg en cadet junior,  lui même ensuite très vite dès junior 2,
sont ses coachs successifs,
avec les conseils les conseils de SYLVAIN,  père des  Gonigam, une saison ou deux et aussi de Joël Bastien.


SES  MEILLEURES PERFS d'athlète

53.06  au 4H et 2 M 06 en hauteur à 25 et 26 ans en 1990/91, lui permettent de toujours figurer, 20 ans après, dans les tops lorrain tous temps des deux disciplines.

Prof agrégé et docteur en histoire, BH possède aussi un masters en sciences de l'éducation.

Il est entraîneur diplômé ffa spécialité sauts, diplôme obtenu par VAE, car il s'est toujours refusé à des études staps ou  à suivre une formation pour  passer un diplôme d' entraîneur athlé... ce qui ne lui a fermé aucune porte puisqu'il est ex dtn adloint et actuel président A2M, après avoir formé des enseignants staps et des entraîneurs athlé.

Il est marié à FRANCE et père de trois petits empereurs : Alexandre 8 ans, Victor 5 ans, Augustin 3 ans en juin.

Il fait ses DÉBUTS DE COACH en club PENDANT SA CARRIÈRE d'athlète, après le bac, donc en 83-84, lors de son retour de Sarrebourg, avec le 4 x 400, de son club, autogéré, (Tolaini-Lemarchand-Mangin et lui même), puis il prend en responsabilité des jeunes du club en 1988, à  23 ans.

SES PRINCIPAUX RÉSULTATS  d'entraîneur

à ASG

RONALD SERVIUS RL LONG ET TRIPLE JO SYDNEY
coaché 13 SAISONS de benj 1989 à senior 2000/NUMERO 6 français tous temps longueur

MANU ROMARY RL 110h et quart de finaliste ATLANTA,  ex sarreguemionois   transmis en espoir par Rauscher,coaché 11 SAISONS 1990 à 2000 /N 13 français ts tps

C VELLE RL HAUTEUR 1999 à 22 ans,  actuel NUMERO UN LORRAIN tous temps/2M18/ ex thionvillois transmis en espoir par Beaudouin, coaché 6 ou 7  saisons

Avec des athlètes non guénangeois 

P Lamine /13.75/110H/en 2000, international senior été et hiver, demi finaliste aux Monde en salle 1997 et aux Europe en Salle 2000
coaché 7 saisons, reçu en 1996 en provenance et licencié à  LYON et transmis à CHEVALLIER en 2003

S Winterhalter  de l'ASSA/13.95 à 24 ans (cinquième hurdleuse lorraine tous temps) reçue de RAUSCHER

M Gerber du SMEC/ 14.06 en espoir en 2002 reçu de Mazé  en espoir et transmis à Romary (second hurdler lorrain tous temps )

AC Blaise de ACA reçue de Tinouert en espoire et transmise à Romary avec qui elle a atteint 6M06 en LONG en espoire en 2003 (7° LORRAINE TS TPS)


Avec  des  cadets juniors asg

Isolina Rodriguez 6M01 en long en cadette et 13.76 sur 100H en junior en 1998 (troisième hurdleuse lorraine tous temps) coachée 5 saisons


F Schweitzer 1M79 en cadette en 1996 / 7° LORRAINE TOUS TEMPS

C Schmitt 5M75 en minime en 1990


Ces 10 athlètes  sont une sélection que j'ai proposée à BH et qu'il a acceptée pour couvrir   QUINZE  saisons 88 à 2002.
BH  a coaché d'autres athlètes performants dont certains sont dans les tops lorrains tous temps comme A NETTAF sur 4H  . J'insiste sur le fait que j'ai fait la sélection de 10 athlètes parce qu'il fallait bien limiter la liste mais cette liste ne signifie pas que d'autres athlètes sont exclus de la mémoire et des affects de leur coach.

BERTRAND  a pris sa retraite de coach à... 37 ans, un âge où des coaches commencent à entraîner. Tout est donc singulier chez lui, il fait exception par la qualité de son travail et par la précocité de son engagement et de son désengagement, qui font énigme pour ceux qui nient la dimension de l'inconscient

On cherche  BH  ici et il apparaît là.

LONGTEMPS  il habite Guénange, village gaulois où il attire  on l'a vu Thionvillois, Sarregueminois, Messins et même un Lyonnais.

Puis BH migre vers le centre ville de Metz.....le temps de trouver  son bonheur dans la campagne messine......

 Mais à peine   installé il emmène sa France et ses petits en plein Paris...

 Puis il décide de rentrer en LORRAINE, renonçant à un projet  rédigé de départ à Marseille,   à des postes  à Beyrout.......et autres destinations possibles pour un fonctionnaire universitaire

Le voilà de retour à une adresse  à deux kilomètres de DEZAVELLE où il demeure fidéle à lui même : son hospitalité ne se dément pas, il ouvre toujours sa porte à l'amitié.

Je ne vous demande pas l'autorisation de l'installer  après DIDI dans le hall of fame, car
depuis qu'il n'entraîne plus, aucun coach jaloux de ses succès ne le critique plus de "voler" des athlètes, et ceux qui lui faisaient ce procès abandonnent peu à peu  leurs plaintes, (dimanche encore dans les tribunes du meeting de Forbach )
depuis qu'il n'est plus à la ffa, le nombre des cts qui faisaient partie de ses détracteurs a fondu.

BH fait donc presque l'unanimité... Sa place dans le hall of fame ne se discute pas

Il ne va pas tarder à.... surprendre encore ceux qui n'ont pas connu un président de comite 57 prénommé JEAN MARIE, un monstre d'athlé prénommé CLAUDE et qui n'ont pas entendu Bertrand parler au Grepas de cette saga HOZE et du  grand père primitif de la horde.


Appel  à l'aide
Joël Bastien cité par DIDI et HOZE (coach entre autres athlètes dans les tops  lorrains de FARIDA FATES) a sa place dans le hall of fame demi fond
Jacques Rauscher, Philippe Beaudouin  ont leur place dans le hall of fame des formateurs.

Merci aux  proches de ces trois coaches de me contacter. 

jeudi, avril 08, 2010

Meilleurs coaches lancers

Il manque encore  plus de noms d'athlètes et de coaches qu'en sauts mais les faibles effectifs, les  RL  parfois très anciens  comme au disque F et H, les nombreux lanceurs encore classés dans le top lorrain 20/30 ans après leurs perfs, indiquent que les lancers sont une discipline où nous avons des progrès à faire en Lorraine et en FRANCE.

Raison de plus pour saluer la quinzaine de coaches identifiés et en premier lieu JOSIANE BORDELLIER déjà citée en sprint et sauts, dont le bilan lancers est inégalé.

Les noms de AUG et BERNEZ devraient apparaître quand nous aurons retrouvé quels athlètes ils ont coachés.

PIERRE HUE ET RAPHAEL PIOLANTI entraînent ou ont entraîné à Amnéville tout le gratin du marteau lorrain, souvent de top niveau national : ils sont cités quatre fois.

JM CHOFFART dont ce n'est pas la spécialité principale a "produit"  un lanceur à 70 m.

Cisco GONZALES a expliqué en réunion  ETR  pourquoi il réussissait mieux avec les filles ; dans son petit club il a trouvé Maryline et Mélanie numéros 2 en jav et disque avec un RL pour la première citée avec un javelot nouvelles normes que ne lançaient pas les filles du musée;.

Les autres coaches sont cités une seule fois sauf LOTHAR le Sarrois qui coache deux des trois meilleurs "Lorrains" tous temps.

Merci de compléter et corriger par vos infos ces bilans lancers provisoires.

mercredi, avril 07, 2010

Meilleurs coaches sauts

Malgré les tableaux sauts incomplets, on voit apparaître deux noms déjà cités en sprint-haies

SERGE BORD a suivi pendant tout ou  partie de leur carrière les recordmen  ou ex  recordmen and women  régionaux ANDRE ROTA, CORINNE GRIMONT BEDART, CAROLE PIERROT-BRIGE et NORBERT BRIGE plus d'autres sauteurs cités dans les tableaux comme P MAGRON.

L'ex cts et  ex dtn a occupé un poste favorisant les rencontres mais, ex coureur de demi fond, il a su évoluer pour se spécialiser en coach sauts.

Bertrand HOZE lui était sauteur en hauteur, il fait toujours partie du top tous temps.

Dans un petit club comme Guénange, sans formation de coach, et en cessant d'entraîner à moins de 40 ans, il a un palmarès de coach hors norme. Unique  coach de Servius qui a amélioré en junior le record de Lorraine de Rota, régressé et stagné  en espoir  sans se décourager  ni  faire douter son coach qui en senior, trois mois avant SYDNEY... entend la demande de longueur de Ronald, y accède et le conduit aux JO et au RL.

C VELLE formé par Beaudouin  rejoint BERTRAND pour battre en espoir un RL qui tient toujours quatorze ans plus tard.

F SCHWEITZER, I RODRIGUEZ, C SCHMITT, AC BLAISE sont d'autres jeunes athlètes des tableaux qui complètent le palmarès du coach

A la perche JP BULET est le seul lorrain identifié à avoir conduit un athlète (et même deux) à 5M et plus.

J BORDELLIER a coaché deux recordwomen  régionales L SINS et B RAUBERT formée par LIEDDECK le détecteur de talents amnévillois ; JB est le seul coach qui a atteint ce niveau  en sauts-lancers-sprint.

JM  CHOFFART est cité en sprint haies sauts et lancers.

LF  LABRIDY, P MEYER, G PAGES sont les autres coaches avec plusieurs athlètes classés en sauts

Thierry Lecerf qui a reçu M Parmentier de Ternet et V DOUB de son père, est le mieux placé des coaches sauts en activité pour rejoindre le hall  of fame puisqu'il est aussi cité en coach sprint.

A SUIVRE encore  les jeunes coaches  de PLD... J MERTZ ET L FLEURETTE

dimanche, avril 04, 2010

Les coaches lorrains demi fond

IMPOSSIBLE de sortir une liste crédible de coaches demi fond. GOBERT et  moi ne possédons pas assez d'infos.

Une cinquantaine de noms sont clairement identifiés donc nous sommes loin du compte si on admet que les coureurs sont plus nombreux que les sprinters et les hurdlers.

BEAUCOUP DE COUREURS s'entraînent SANS COACH  ou avec un coach hors ligue.

Beaucoup abandonnent leur coach à l'image de Bouabdellah qui entre les frères MONTUSCHI et DIRRINGER  a  consommé SIMONET, THIEBAUT, VOLLMER, HOGAN, s'est entraîné seul un moment puis a fait appel aux services  d'un préparateur physique (MARAJO) et d'un préparateur mental.

Il faudrait un effort collectif pour identifier les noms des meilleurs coaches qui manquent dans les bilans.

GILBERT VARLOT fera à coup sûr partie de la liste puisqu'il a conduit CLAUSSE et BEGUOIN au top du demi fond national et d'autres  RAPENNE  et RANDI  à un niveau  inaccessible à beaucoup d' athlètes et coaches lorrains 2010. Sur la distance reine, le 1500, Varlot apparaît aux rangs 3/6/8 avec ses trois meilleurs milers.

Le rec de lor de la distance appartient à  PASCAL THIEBAUT qui a eu   Roger HABEMONT pour unique entraîneur. De Thaon  à Nancy le coach des pttn  a suivi d'autres coureurs du TOP LORRAIN comme JULIAK ou MARTIN  (y compris des sprinters qui sont dans le top tous temps).

Responsable du centre d'entraînement du creps ZABE a accueilli pendant leurs études des athlètes qui ont fait une partie de leur carrière avec lui.( KOPP/VON HOFF....)

Pascal ZILLIOX  est un second sélectionné olympique  qui a débuté avec Schoving en Moselle Est  puis  a rejoint ZABE  qu'il n'a plus quitté.

Schoving a aussi formé d'autres jeunes  coureurs comme Tayss ou Potier  ou moins jeunes comme Mezziani qui ont ensuite progressé avec d'autres coaches mais JEAN a  suivi jusqu'au bout la carrière d'INGRID sa première épouse.

Fred  Fabiani, formé par Teulieres ou  David Duchene sont d'autres coureurs qui  ont fait une partie de leur carrière  avec HABEMONT, qui assurément a sa place aux côtés de VARLOT.

ROBERT LEMAIRE est l'entraîneur de Didier MARQUANT, toujours détenteur du RL du 800,  et ce résultat n'a pas pour référence le hasard ou le seul talent de l'athlète puisque LABOUTELEY et POITEL, qui avaient le même coach, sont toujours  classés parmi les 15 meilleurs  lorrains sur 800, alors que TRENTE  TROIS SAISONS sont passées.

JL CHARRON a conduit son épouse Nicole MORY au titre de championne de France du 1500 et son frère ERIC est toujours n°2 lorrain sur 800  à égalité avec " Thieb ".

BACHIR Lahouari  coach de BAGY  et des sœurs ZAIDANE, Joël  BASTIEN coach de FARIDA FATES et BECKRICH sont les autres coaches dont les noms apparaissent derrière les leaders du demi fond lorrain et qui ont donc leur place dans le hall of fame.

D'autres noms jalonnent l'histoire du demi fond lorrain.

Roland SIMONET a accompagné un temps les carrières des frères TAHRI et de Christian  VAGNER mais aussi celle de  David Maurice.

Claude  ERNEST après avoir suivi  SYLVIE  a été un temps le coach de Tinouert (formé par Mulot  et  Kremer) et Elodie CIRE ( formée par Ternet).

Serge NICOLAEFF apparait  à cinq reprises dans les bilans. Il a accompagné la jeune  Anne Laure  Dilorenzo jusque dans les bilans tous temps  où figurent aussi
-les deux mères de ses enfants (Marie No formée par NICOLAEFF -père puis RAGNI et  Daisy formée par plusieurs coaches dont Jacky Verzier)
- Florence Halter qui détient le record de présence dans le clan  RAGNI  (11 saisons et demie)
- Latreche formé par Mangeol, coach cité aussi en sprint

JL  WIBRATTE est le coach des frères BURRIER

F FABIANI,  cité plusieurs fois en sprint-haies-sauts,  a aussi  coaché un temps  A.NOTEBAERT formé par MULOT /S MICHEL  transmis par RAGNI/ Aline CLAUSSE transmise par son père, ou  encore K HABRI.

Nicolas JEUDY est un coach qui débute fort avec L. Picoche détentrice du record de Lorraine sur 800.

G  Mattieu le premier coach de Laurane  avait déjà produit  S Breyton

D'autres entraîneurs ont coaché au moins un classé  dans les bilans  courses ( BUYSSENS, Sylvie DRAPP, Claude GERARD, GOBERT, JULIAK, LENARD, OUDOT, POITEL, RAGNI, SCHIEFFER père de ANNE, STYBEL, SAUTRET, VIRY...)

Beaucoup d'autres, inconnus, ont formé des classés.

Merci  de les  FAIRE CONNAITRE  en commentaires